Excellence
Sarah-Donia a été formatrice chez Cynosure, le fabricant de la plupart de nos appareils : elle entrait dans d’autres cliniques du Québec pour montrer au personnel comment régler les machines. C’est elle qui a formé l’équipe d’ici.
DC, ce sont mes initiales : Sarah-Donia Cherif. SDC était trop long.
On me dit souvent que la clinique marche grâce à Occupation Double. La triste réalité, c’est que ça ne m’a pas amené de clientes. Au contraire.
Laissez-moi vous raconter du début. Vous allez comprendre pourquoi.

C’est la période la plus difficile que j’ai traversée. J’ai commencé mon bac en sciences infirmières directement après.
Puis mon cours d’injection dans la foulée. Des années plus tard, quand le microblading rapportait déjà plus que l’hôpital, on m’a demandé pourquoi je gardais l’infirmerie. Au cas où il arrive quelque chose. À 19 ans, je savais déjà que ça arrive.
Le microblading, je le faisais dans une chambre chez ma mère, à 250 $ le service. Gratuit sur mes cousines pour avoir des photos, une page Facebook, 200 $ de publicité derrière. 2 clientes par jour, entre l’université et mes 3 quarts à l’urgence.
Ça marchait. Donc j’en ai voulu plus.
Une salle au fond d’une boutique de maillots, 350 $ par mois. Puis un sous-sol dans un immeuble médical, 1 000 $. Ma première machine, 5 000 $, et pour moi c’était énorme. Je répondais au téléphone, je faisais la publicité, j’avais monté le site moi-même.
Ce que je voulais vraiment, c’était un laser. C’est ce qui m’a menée à m’associer. On m’a expliqué que « Clinique DC », c’était un nom trop personnel, et l’endroit a été rebaptisé.
Sauf que je n’étais plus chez moi. Et en 2020, tout s’est arrêté d’un coup.
Douze heures par jour, pour payer un loyer et des machines qui ne servaient à personne.
La santé publique a fermé les cliniques. Il n’entrait plus un dollar, et le loyer sortait pareil, les paiements des machines aussi. J’ai repris des quarts à l’hôpital, et j’ai payé.
Donc j’ai tenu. Sauf que le 7 janvier 2021, tout a brûlé.
Un incendie criminel a visé le commerce d’à côté. J’ai eu les dommages.
Mes machines ont brûlé. J’ai dit que je repartais seule. Ça a paniqué autour de moi, et j’ai perdu l’accès aux pages, au site et au fichier des clientes, que j’avais pourtant créés.
Quand j’ai pu reprendre, j’ai sorti mon carnet de numéros et j’ai appelé mes clientes une par une. Elles avaient déjà recommencé ailleurs.
Je n’avais plus rien. Donc en février 2021, j’ai commencé les rénovations.
J’ai repris mon nom, et cette fois personne n’allait me l’enlever.
En février, j’ai vidé le local jusqu’aux murs. 100 000 $ de rénovation, payés avec mes économies et un chèque d’assurance, parce que j’avais pris la peine de bien assurer mes affaires. En mars 2021, je rouvrais et je reprenais des clientes : c’est la date que la clinique porte aujourd’hui.
Sauf qu’un local neuf sans clientes, ça ne paie pas le loyer. Donc je suis allée chercher de l’aide.
10 000 $ à la première agence pour un site et du référencement dont il n’est jamais rien sorti. 15 000 $ à la deuxième. Une troisième m’a promis un agenda plein sans amener un seul appel. La dernière m’a facturé 10 000 $ pour un site que je trouvais laid.
Je ne vais pas vous cacher ce que ça fait. C’est du désespoir, et c’est de la trahison. Vous mettez votre commerce entre les mains de quelqu’un qui vous jure qu’il s’en occupe, et vous comprenez qu’il ne s’est jamais rien passé.
Donc en 2021, j’ai essayé autre chose.
Je suis partie tourner. Ce qui m’a fait le plus peur, c’était de laisser la clinique sans personne pour la gérer. J’ai dit oui sans savoir ce que j’allais retrouver.
Et voici la partie que personne ne veut entendre : ça m’a donné de la notoriété, pas des rendez-vous. Les deux ne sont pas la même chose, et on me prête encore aujourd’hui un succès qui n’est pas venu de là.
Sauf que ça n’a rien changé. Et les années qui ont suivi ont été les plus dures.
Infirmière, gestionnaire, réceptionniste et ressources humaines, souvent la même semaine. Embaucher et congédier plusieurs personnes dans la même année. Enceinte en 2023. Maman en 2024. Une maladie auto-immune par-dessus.
Ce qui coûte le plus cher là-dedans, ce n’est pas l’argent. C’est la charge mentale de continuer, et d’y croire avec toute votre âme pendant que rien ne le prouve encore.
J’y ai cru quand même. Donc quand la bonne personne s’est enfin présentée, je n’avais plus de patience à perdre.
Pas plus de promesses que les autres. La même faim que moi.
À partir de là, les choses ont bougé à une vitesse que je n’avais jamais vue. En moins de deux ans, on est passés de 5 personnes à 12.

Trouver la bonne personne est très difficile. Quand la chance vous tombe dessus, faites tout ce qu’il faut pour garder la relation.
Donc voici ce que ces années m’ont appris.
Mon physique, ma tête, mes connaissances, ma technologie, ma clinique, mon équipe. Depuis le début, mon argent va là où il a une chance de me rapporter à moi. Et avec les années, j’ai appris à respecter ma valeur de plus en plus.
C’est le marché qui décide de la valeur de vos services. C’est vous qui décidez de votre valeur humaine. Ne mélangez jamais les deux.
Donc non, je ne regrette rien.
Il faut mettre les efforts, pour ne jamais avoir à se demander ce qui serait arrivé.
Votre bien-être est un investissement.
Votre carrière est un investissement.
Votre paix est un investissement.
Pour le vous de demain.
Sarah-Donia Cherif, infirmière et propriétaire
Quand on a perdu sa clientèle une fois, on n’en prend plus une seule pour acquise.
Le service passe avant le reste : répondre au téléphone, expliquer, rappeler. Et la sécurité passe avant le service, avant un oui, avant un chiffre de fin de mois.

Sarah-Donia a été formatrice chez Cynosure, le fabricant de la plupart de nos appareils : elle entrait dans d’autres cliniques du Québec pour montrer au personnel comment régler les machines. C’est elle qui a formé l’équipe d’ici.
Une brûlure au laser ne se répare pas en une séance, et sur un visage il arrive qu’elle ne se répare pas du tout. C’est pour ça qu’on refuse un traitement quand ce n’est pas la bonne réponse.
Les prix sont affichés, jamais « sur devis ». On vous dit ce qui ne marchera pas sur vous, même quand ça veut dire ne rien vous vendre aujourd’hui. On ne promet aucun résultat, parce qu’en médecine ça ne se promet pas.
On s’assoit, vous dites ce qui vous trotte dans la tête, on donne notre avis. Vous n’avez rien à décider ce jour-là.
Bonjour, je suis Stella. Posez-moi votre question sur un soin, un prix ou la clinique, et je vous dis où regarder.
Stella répond à partir du site. Elle ne pose pas de diagnostic et ne réserve pas. La conversation reste 24 h sur cet appareil, et la clinique la conserve.