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Le Botox du visage : ce qu’il peut faire, et ce qu’il ne peut pas faire

Ce que le neuromodulateur peut et ne peut pas faire, ce qui le rend sécuritaire, et comment garder un résultat naturel plutôt qu’un visage figé.

Portrait d'une femme au visage reposé après des injections de Botox du visage en clinique à Laval

Le neuromodulateur peut adoucir les rides qui se creusent quand vous bougez et vous donner un air plus reposé, pour environ 4 mois. Il ne redonne pas de volume et n’efface pas les rides profondes déjà installées. Côté sécurité, la personne qui injecte compte davantage que le produit.

Vous hésitez parce que vous avez vu des visages figés, ou parce que le mot « toxine » vous fait peur ? On comprend. On vous explique ce que le produit peut et ne peut pas faire, puis comment choisir la personne qui vous injecte.

Pourquoi les rides dérangent

Les rides font partie de l’évolution naturelle du visage, mais leur effet dépasse souvent l’apparence. Elles peuvent :

  • donner une impression constante de fatigue ;
  • projeter une image qui ne correspond pas à votre dynamisme ;
  • affecter votre confiance, au travail comme dans votre vie personnelle ;
  • créer un décalage entre l’âge que vous ressentez et celui que vous paraissez.

Avant de vous demander si le produit fonctionne, demandez-vous s’il répond à ce qui vous dérange dans votre visage.

Ce que le Botox peut faire pour votre visage

Sur les réseaux, on voit surtout des résultats spectaculaires. Le neuromodulateur a pourtant des limites claires.

Ce qu’il peut faire :

  • Adoucir vos expressions trop marquées
  • Prévenir l’apparition de nouvelles rides
  • Vous donner un air plus reposé
  • Durer environ 4 mois

Ce qu’il ne peut pas faire :

  • Effacer toutes vos rides
  • Remplacer une bonne routine de soins
  • Corriger les rides profondes déjà installées
  • Redonner du volume à votre visage, ce qui est le travail des agents de comblement
Une main gantée approche une fine seringue du front d'une femme aux yeux fermés

Les usages en dehors de l’esthétique

Le Botox a aussi des usages médicaux. Une personne de votre entourage qui souffre de migraines chroniques en reçoit peut-être déjà.

  • Moins de maux de tête pour certaines personnes. La migraine chronique est une indication approuvée par Santé Canada pour le Botox
  • Réduction de la transpiration excessive sous les aisselles, également approuvée
  • Un relâchement du masséter chez les personnes qui grincent des dents la nuit. C’est un usage non homologué par Santé Canada, même s’il est courant en clinique
  • Un regain de confiance souvent inattendu

Est-ce sécuritaire ?

« Mais c’est quand même une toxine, non ? » La question est légitime, et on l’entend souvent. Après des millions d’injections, les données sont rassurantes sur plusieurs points.

Ce qui rassure :

  • Le produit est utilisé médicalement depuis plus de 30 ans.
  • Des milliers de médecins le prescrivent chaque jour.
  • Les effets sont temporaires et réversibles.
  • Les doses utilisées sont infimes et très contrôlées.

Les risques à connaître :

  • De possibles bleus temporaires
  • Une légère sensibilité pendant 24 à 48 heures
  • Un risque minime d’asymétrie, qui se corrige
  • Des maux de tête passagers dans certains cas

Qui vous injecte compte plus que le produit

Tout ce qui précède suppose que la personne qui vous injecte a le droit de le faire et sait ce qu’elle fait.

Aux États-Unis. En 2024, les autorités sanitaires américaines ont recensé 22 personnes hospitalisées dans 11 États après des injections de toxine botulique contrefaite ou mal manipulée. Quatre ont eu besoin d’un ventilateur. Les personnes touchées ont rapporté une vision trouble ou double, une difficulté à avaler, la bouche sèche, de la faiblesse et le souffle court. Ces cas avaient un point commun, le cadre des injections. Elles avaient été faites par des personnes non autorisées, souvent ailleurs que dans un lieu de soins, avec des produits achetés en ligne.

Au Québec. Au printemps 2024, le Collège des médecins du Québec et l’Ordre des infirmières et infirmiers du Québec ont rendu publiques les dérives qu’ils constataient en médecine esthétique. Ils ont nommé :

  • des ordonnances signées par un médecin qui n’avait jamais évalué la patiente ;
  • des injections faites sur des zones non recommandées, comme les fesses et les seins ;
  • aucun médecin joignable en moins de 15 minutes en cas de complication, alors que c’est l’exigence ;
  • des locaux qui ne respectaient pas les normes d’asepsie ;
  • des produits non homologués au Canada.

Dans la foulée, le Collège a mis fin aux ordonnances collectives qui permettaient d’injecter à la chaîne. Ces constats viennent de deux ordres professionnels, à partir des signalements qu’ils reçoivent.

Pourquoi le prix le plus bas est rarement une aubaine

Le produit a un coût plancher pour la clinique. Il est fixé par le fabricant et il ne bouge pas. Quand un prix affiché descend nettement sous ce coût, quelque chose d’autre a été coupé, le plus souvent l’une de ces quatre choses :

  • le produit, dilué plus que prévu ou acheté hors des circuits homologués ;
  • la personne, formée en quelques jours plutôt qu’en années ;
  • le cadre médical, c’est-à-dire l’évaluation avant et quelqu’un de joignable après ;
  • le lieu, quand l’injection se fait dans un salon ou un domicile.

Une paupière qui tombe (ptose), une asymétrie marquée ou un produit qui diffuse là où il ne fallait pas se corrigent rarement tout de suite. Il faut souvent attendre que l’effet s’estompe, soit trois à quatre mois, parfois plus, en voyant dans le miroir un résultat que vous n’avez pas choisi.

Si cette section vous inquiète un peu, c’est voulu. On ne cherche pas à vous attirer chez nous. On veut que vous arriviez avec des questions, ici comme ailleurs, et si une clinique refuse d’y répondre, on vous conseille d’aller voir ailleurs.

  • Qui va m’injecter, et quel est son titre professionnel ?
  • Qui a évalué mon visage avant de signer l’ordonnance, et est-ce que cette personne m’a vue ?
  • Quel produit exactement, et est-il homologué par Santé Canada ?
  • S’il se passe quelque chose ce soir, j’appelle qui ?

Chez nous, ce sont des infirmières qui injectent, jamais une esthéticienne. Vous saurez qui vous verrez avant d’entrer.

Deux fioles de neuromodulateur en équilibre sur une petite balance de bois

Quand faut-il éviter le Botox ?

Le produit ne convient pas à tout le monde. Ne vous lancez pas si :

  • vous êtes enceinte ou vous allaitez ;
  • vous cherchez à combler des volumes perdus ;
  • vous avez une condition musculaire ou neurologique particulière.

Vous ne savez pas si vous êtes dans un de ces cas ? L’évaluation sert à ça. Elle est gratuite, et elle peut conclure que ce n’est pas pour vous aujourd’hui.

Comment garder un résultat naturel

Vous ne voulez pas avoir « l’air botoxé » ? On comprend, et quelques habitudes aident beaucoup.

  1. Commencez doucement. Mieux vaut revenir que trop en faire.
  2. Espacez vos séances d’au moins 4 à 6 mois.
  3. Choisissez une clinique où c’est une infirmière qui injecte, et qui comprend le résultat que vous cherchez.
  4. Gardez des photos « avant » pour comparer.

Est-ce le bon moment pour vous ?

C’est probablement un bon moment pour commencer si :

  • vos rides sont surtout visibles quand vous bougez ;
  • vous avez des attentes réalistes ;
  • vous êtes prêt(e) à entretenir le résultat ;
  • votre budget permet des séances régulières.

Le neuromodulateur ne remplace pas une bonne hygiène de vie ni des soins adaptés. Il s’ajoute à ce que vous faites déjà pour prendre soin de vous.

Vous y pensez ? Tout commence par une évaluation, où l’on regarde votre visage en mouvement avant de parler d’unités. Consultez la fiche complète du Botox et Dysport, ou écrivez-nous depuis la page contact.

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Les sources de ce qui est avancé plus haut

  • Agence de santé publique américaine (CDC), Harmful Reactions Linked to Counterfeit or Mishandled Botulinum Toxin Injections, alerte toujours active.
  • Food and Drug Administration (FDA), Counterfeit Version of Botox Found in Multiple States.
  • Collège des médecins du Québec et Ordre des infirmières et infirmiers du Québec, Pour une protection du public accrue en matière de médecine esthétique, 2024.

Une question sur votre peau ?

Le meilleur plan commence par une évaluation. On regarde votre peau, on répond à vos questions, sans engagement.

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