Double menton : graisse ou peau qui se relâche ? Le tri qui décide du soin
Deux problèmes qui se ressemblent sous le menton, deux gestes différents. Comment les distinguer devant un miroir, et ce que la radiofréquence ne fait pas.
Par Tugce, esthéticienne médicale et Megan Lefebvre-Monette, infirmière injectrice3 novembre 2026 · 6 min de lecture
Un double menton qui résiste aux régimes, aux exercices et aux photos prises d'en haut, c'est frustrant. La première question à se poser n'est pas « quel soin ? », mais « qu'est-ce qu'il y a là-dessous ? ». Une petite poche de graisse et une peau qui se relâche se ressemblent dans le miroir, et elles ne se traitent pas de la même façon.
Cet article vous donne un test simple pour les distinguer, et ce qui répond à chacune.
Souvent, ce n'est pas une question de poids
Beaucoup de personnes minces ont un double menton. La graisse sous le menton dépend en partie de la génétique, et elle résiste parfois à une perte de poids. Avec l'âge, la peau du cou et du sous-menton perd aussi de sa fermeté, même sans prise de poids.
Perdre du poids peut aider quand la graisse est en cause. Ça ne resserre pas une peau qui s'est relâchée.
Ce qu'il y a sous le menton
Quatre choses dessinent le profil entre le menton et le cou :
la graisse, juste sous la peau ;
la peau, plus ou moins ferme selon l'âge et le collagène ;
le muscle du cou, qui peut se relâcher et former des bandes ;
l'os de la mâchoire et du menton, qui donne la ligne de départ.
Un menton peu projeté peut aussi faire paraître le sous-menton plus plein. C'est une autre question, qui se regarde à l'évaluation.
Le test de profil, devant un miroir
Placez-vous de profil, avec une lumière de côté, ou prenez une photo.
Tête droite, regard à l'horizon. Regardez la ligne entre le menton et le cou.
Tête relevée, menton vers le plafond. Si la plénitude disparaît presque, c'est souvent la peau qui se relâche. Si une petite poche reste bien visible, c'est souvent de la graisse.
Pincez doucement la zone sous le menton. Une épaisseur molle qu'on saisit entre deux doigts évoque la graisse ; une peau fine qui se plisse évoque le relâchement.
Ce test donne une piste, pas un diagnostic. Beaucoup de personnes ont un peu des deux.
Ce que vous observez
Ce que ça évoque
Ce qui y répond
Une poche qui reste quand la tête se relève
De la graisse sous le menton
Une injection par lipolyse, posée par une infirmière
Une plénitude qui s'efface tête relevée, une peau qui plisse
Une peau qui se relâche
La chaleur de la radiofréquence, qui resserre
Un peu des deux
Les deux causes à la fois
Les deux gestes, dans l'ordre fixé à l'évaluation
Si c'est de la graisse : l'injection par lipolyse
Une injection par lipolyse détruit une partie des cellules de graisse de la zone traitée. Chez nous, un médecin décide à la consultation médicale obligatoire si elle vous convient, et c'est une infirmière qui la pose.
Une étude de 2019 a suivi 100 personnes traitées par lipolyse sous le menton (Shridharani, Dermatologic Surgery). Plus de la moitié ont eu plus d'une séance. Les effets les plus fréquents : un gonflement d'environ une semaine en moyenne, et un engourdissement d'environ quatre semaines en moyenne. L'auteur est consultant pour le fabricant du produit, ce qu'il faut garder en tête.
Le nombre de séances et la quantité se décident à la consultation, selon votre cas.
La chaleur resserre une peau qui se relâche. Elle ne fait pas fondre la graisse sous le menton.
Si c'est la peau : la chaleur resserre
La radiofréquence XERF chauffe les couches profondes de la peau pour contracter le collagène et en relancer la production. La peau du cou et du sous-menton devient plus ferme, sur quelques mois. Le XERF ne fait pas fondre la graisse : on n'a lu aucune étude qui le montre, et on ne vous le promettra pas.
Le XERF se fait en deux séances au minimum, à 4 à 6 semaines d'intervalle, puis un entretien chaque année. Chaque séance de 90 min couvre le visage complet et le cou, pour 1 500 $, taxes en sus. Aucun temps d'arrêt : retour à vos activités le jour même. Une rougeur passagère est possible. Le même raisonnement pour le cou est développé dans l'article raffermir le cou sans chirurgie.
Les deux à la fois
Quand il y a un peu de graisse et une peau qui se relâche, les deux gestes peuvent se compléter. L'ordre et l'écart entre eux se fixent à l'évaluation, avec l'infirmière et l'esthéticienne, selon ce qui domine chez vous. On ne donne pas de calendrier dans un article.
Quand ni l'un ni l'autre ne répond
Certains cas demandent autre chose :
une peau du cou en excès, qui pend en plis : la chirurgie ;
des bandes du cou très marquées : à regarder à l'évaluation ;
un menton peu projeté : une autre approche, qui se discute en consultation.
On vous dit à l'évaluation si un soin ne vous donnera pas ce que vous cherchez. La page sur le double menton décrit la préoccupation, et la fiche complète du XERF est sur la page du XERF.
Les questions qu'on nous pose
Le résultat est-il permanent ?
Les cellules de graisse détruites par une injection par lipolyse ne reviennent pas. Le visage continue de vieillir, par contre, et une prise de poids peut changer le profil. Pour le XERF, les résultats peuvent durer de 12 à 18 mois après une série complète, selon la clinique.
Peut-on faire les deux le même jour ?
Ça se décide avec l'équipe à l'évaluation. On ne fixe pas de règle dans un article.
Perdre du poids règle-t-il le problème ?
Ça peut aider si c'est de la graisse. Ça ne resserre pas une peau relâchée, et une graisse sous le menton résiste parfois à une perte de poids.
Est-ce que ça gonfle après ?
Après une injection par lipolyse, un gonflement est fréquent ; il a duré environ une semaine en moyenne dans l'étude citée. Après un XERF, une rougeur passagère est possible et dure quelques heures.
Le XERF fait-il fondre la graisse ?
Non. Il resserre la peau. Pour une poche de graisse, c'est l'injection par lipolyse qui y répond.
Sources
Shridharani SM. Real-World Experience With 100 Consecutive Patients Undergoing Neck Contouring With ATX-101 (Deoxycholic Acid): An Updated Report With A 2-Year Analysis.Dermatologic Surgery, 2019;45(10):1285-1293. PubMed Central
Le meilleur plan commence par une évaluation. On regarde votre peau, on répond à vos questions, sans engagement.
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L’assistante · Clinique DC
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