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Le Journal DCLaser & Peau

Ultrasons focalisés ou radiofréquence : ce qui change vraiment pour votre peau

Deux façons de chauffer la peau pour la raffermir, deux sensations, deux profondeurs. Ce que chacune vise, et comment savoir laquelle vous concerne.

Femme dans la quarantaine de profil, la main posée sous la mâchoire, en consultation de raffermissement à Sainte-Rose, Laval

Vous avez vu passer deux publicités la même semaine. L’une promet de raffermir le bas du visage avec des ultrasons focalisés. L’autre promet exactement la même chose avec de la radiofréquence. Ni l’une ni l’autre n’explique la différence, et vous devez choisir.

Voici la différence, en français simple. Précisons tout de suite une chose, parce qu’elle change la façon de lire ce qui suit : nous n’offrons pas le HIFU. Nous travaillons avec la radiofréquence, dont le XERF. Nous n’avons donc rien à vendre sur les ultrasons focalisés, et rien à leur reprocher non plus.

Deux publicités, la même promesse, deux physiques différentes

Les deux technologies partent du même principe. On chauffe le derme, la couche profonde de la peau où vivent le collagène et l’élastine. La chaleur resserre les fibres déjà en place et pousse la peau à en fabriquer de nouvelles dans les mois qui suivent.

Jusque-là, le HIFU et la radiofréquence racontent la même histoire. C’est la façon de livrer cette chaleur qui les sépare, et c’est de là que découle tout le reste : la sensation pendant la séance, le type de relâchement visé, le nombre de rendez-vous à prévoir.

Un travail d’analyse des tissus après traitement a comparé les deux approches côte à côte. Le résultat est net : ce ne sont pas deux versions de la même chose. Ce sont deux façons de déposer de l’énergie dans un tissu vivant.

Un point de chauffe, ou un volume chauffé

Le HIFU, ce sont des ultrasons focalisés. Imaginez une loupe qui concentre le soleil sur un point précis. L’appareil fait la même chose avec des ondes sonores : il les fait converger en un point minuscule, à une profondeur déterminée à l’avance par la pièce à main utilisée. À ce point-là, l’énergie est intense et elle crée une petite zone de coagulation. Tout autour, le tissu est épargné. On dépose ainsi une grille de points, l’un après l’autre, comme des piqûres de chaleur sans aiguille.

La radiofréquence monopolaire, elle, ne concentre rien. Elle fait passer un courant à travers le tissu, qui s’échauffe par sa propre résistance au passage de ce courant. La chaleur se répartit dans un volume plutôt que dans un point. On ne dépose pas une grille : on réchauffe une zone entière, progressivement, en repassant plusieurs fois.

D’où les deux mots qu’il faut retenir si vous ne retenez rien d’autre. Le HIFU est focal : il frappe fort, à un endroit, à une profondeur fixée. La radiofréquence est diffuse : elle chauffe moins fort, plus large, plus longtemps.

Ce que ça change pour votre peau

Une grille de points de chauffe et un volume réchauffé ne laissent pas le même travail derrière eux. Le point focal crée une réaction forte et locale, que le corps répare ensuite en fabriquant du tissu autour. Le volume chauffé agit plus uniformément, sur toute l’épaisseur de la zone traitée.

Ce que ça donne à la sortie n’est donc pas exactement la même chose. Le focal se pense comme un geste de structure, ponctuel et puissant. Le diffus se pense comme un travail de fond, qui améliore aussi la souplesse et la qualité générale de la peau au passage, parce qu’il ne se contente pas d’un point.

Aucune des deux approches n’est supérieure dans l’absolu. Elles répondent à des situations différentes, et c’est l’examen de votre peau qui dit laquelle a du sens.

Profil d’une femme, la ligne de la mâchoire et le cou nets

Le confort, le critère dont personne ne parle

Les pages qui comparent ces deux technologies discutent de profondeurs et de mécanismes. Dans la vraie vie, ce qui tranche le plus souvent, c’est la sensation pendant la séance.

Concentrer beaucoup d’énergie sur un point, ça se sent. Les personnes qui ont fait du HIFU décrivent généralement des piqûres brèves et chaudes, parfois profondes, qui se répètent à chaque impulsion. Ce n’est pas anormal et ce n’est pas un défaut de l’appareil : c’est la conséquence directe du fait de focaliser. Certaines personnes tolèrent très bien, d’autres trouvent la séance longue.

Répartir la même énergie dans un volume, ça se sent beaucoup moins. La radiofréquence monte en chaleur graduellement, et la plupart des gens la décrivent comme un massage chaud. L’intensité s’ajuste en continu pendant la séance, en fonction de ce que vous dites ressentir.

Ce point mérite d’être dit franchement, parce qu’il détermine souvent si la personne revient pour la suite. Un traitement de fermeté se joue sur la durée. Une séance que l’on redoute est une séance qu’on finit par repousser, puis par annuler.

Combien de séances, et quand on voit quelque chose

Là encore, la physique explique le calendrier.

Le HIFU dépose beaucoup d’énergie d’un coup. Il se présente donc souvent comme un traitement qu’on fait en une fois, avec un résultat qui se construit ensuite pendant plusieurs mois, le temps que le collagène se refasse.

La radiofréquence chauffe plus doucement. Elle se pense plutôt comme une série, avec un entretien par la suite, parce que le collagène se rebâtit au rythme du corps et que le vieillissement, lui, ne s’arrête pas.

Dans les deux cas, la même règle s’applique et elle déçoit souvent : on ne juge rien en sortant de la séance. L’effet tenseur immédiat, quand il y en a un, vient du collagène existant qui s’est contracté sous l’effet de la chaleur. Le vrai résultat, celui qui tient, arrive plus tard, quand la peau a fabriqué de la matière neuve. C’est un chantier, pas un interrupteur.

Combien de séances exactement, et à quel intervalle : ça se fixe à l’évaluation, sur votre peau et votre stade de relâchement, pas dans un article de blogue. Nous vous le disons au premier rendez-vous, avant que vous ayez à le demander.

Ce que ni l’un ni l’autre ne fait

Voici la phrase qu’aucune page qui vend l’une des deux technologies n’écrit volontiers.

Aucune énergie ne retire de la peau. Ni les ultrasons focalisés, ni la radiofréquence, ni rien d’autre qui se pose sur la peau sans l’ouvrir. On peut resserrer ce qui est là, relancer la fabrication de collagène, redonner du tonus à un ovale qui commence à s’adoucir. On ne peut pas enlever un excès de peau, et on ne peut pas repositionner des tissus qui sont descendus.

Donc, quand le relâchement est marqué, la chirurgie reste la meilleure réponse. Ce n’est pas agréable à lire et ce n’est pas agréable à dire, mais c’est le genre de chose que vous préférez entendre avant de payer plutôt qu’après. Si votre situation relève d’un lifting, nous vous le disons à l’évaluation, franchement, et nous ne vous proposons pas une série de séances qui ne donnera pas ce que vous cherchez.

Vous verrez parfois le HIFU présenté comme l’équivalent non chirurgical d’un lifting. Nous n’écrirons pas ça. Personne ne devrait, d’ailleurs : une technologie qui chauffe n’est pas une technologie qui coupe et qui remonte.

Femme dans la soixantaine de profil, la joue et la ligne de la mâchoire en lumière rasante

Pourquoi la radiofréquence, chez nous

Nous ne faisons pas de HIFU. Ce n’est pas un jugement sur la technologie, c’est un choix d’outil, et voici les raisons, telles quelles.

La première est le confort, pour ce qui vient d’être dit plus haut. La fermeté demande de la constance, et la constance demande une séance qu’on n’appréhende pas.

La deuxième est la carnation. La radiofréquence chauffe par la résistance des tissus, elle ne vise aucun pigment. Elle convient donc à toutes les carnations, sans le risque de taches que certaines énergies portent sur les peaux plus foncées. C’est une question qu’on nous pose souvent et la réponse est simple.

La troisième est qu’on peut moduler. Toutes les peaux n’ont pas le même problème. Le XERF travaille en profondeur le relâchement du visage complet et du cou. Le TempSure est une radiofréquence plus douce, zone par zone, pour le contour de la bouche ou une zone plus fine. Ce sont deux réglages du même principe physique, pas deux promesses concurrentes.

Le cou et le sous-menton, le cas qui décide souvent

C’est là que la plupart des gens regardent en premier, et c’est aussi la zone la plus délicate. La peau du cou est plus fine que celle du visage, elle bouge en permanence, et un affaissement sous le menton peut venir de deux choses très différentes : une peau qui a perdu son tonus, ou une petite épaisseur de graisse sous-mentonnière.

Ce n’est pas la même conversation. Une peau relâchée répond à la chaleur. Un dépôt de graisse, non : chauffer la peau par-dessus ne le fera pas disparaître. La seule façon honnête de trancher, c’est de regarder la zone, de la palper, et de vous dire ce qu’on voit. C’est précisément ce que couvre la page sur le relâchement du cou et de l’ovale.

Une précision utile, parce que la question revient à chaque fois : chez nous, le cou n’est pas un supplément. Quand on parle du visage en radiofréquence XERF, on parle du visage complet et du cou, contour de l’œil compris.

Alors, lequel choisir

Si vous deviez ne retenir qu’une chose : le HIFU concentre l’énergie en points, la radiofréquence la répartit dans un volume. Tout le reste en découle, la sensation comme le calendrier.

Le vrai critère de choix n’est pas « lequel est le meilleur ». C’est « lequel correspond à ce que j’ai, et à ce que je suis prêt(e) à vivre pendant la séance ». Les deux visent un relâchement léger à modéré. Aucun des deux ne remplace un lifting. Et le meilleur des deux, pour vous, dépend d’une chose qu’aucune publicité ne connaît : l’état réel de votre peau.

C’est ce qu’on regarde à l’évaluation, avec l’analyse de peau 3D, avant de proposer quoi que ce soit.

Les questions qu’on nous pose

Est-ce que le HIFU fait mal ?

Le ressenti varie beaucoup d’une personne à l’autre, mais la sensation typique est une série de piqûres chaudes et brèves, qui se répètent à chaque impulsion. C’est la conséquence du principe même : concentrer l’énergie en un point la rend plus perceptible. La radiofréquence, qui répartit la chaleur, est généralement décrite comme nettement plus confortable.

Lequel dure le plus longtemps ?

Ni l’un ni l’autre n’est permanent, et c’est vrai de toutes les technologies de fermeté. Elles relancent la fabrication de collagène ; elles ne mettent pas le vieillissement en pause. La durée de l’effet dépend beaucoup de votre âge, de votre peau et de votre mode de vie, et c’est pour ça qu’on parle d’entretien plutôt que de résultat acquis.

Est-ce qu’on peut faire les deux ?

En théorie, ce sont deux approches différentes d’un même objectif. En pratique, la question ne se pose pas ici, puisque nous n’offrons pas le HIFU. Si vous en avez déjà fait ailleurs, dites-le nous à l’évaluation : ça fait partie de l’histoire de votre peau, au même titre qu’un laser ou une injection.

Combien de temps avant de voir un résultat ?

Comptez en mois, pas en jours. La chaleur agit d’abord sur le collagène déjà présent, ce qui peut donner un léger effet tenseur rapide. Le résultat qui compte, celui qui vient du collagène neuf, s’installe progressivement. On vous le dit d’avance pour que vous ne jugiez pas votre traitement trop tôt.

Est-ce sécuritaire sur une peau foncée ?

La radiofréquence n’agit pas sur le pigment : elle chauffe le tissu par sa résistance au courant. Elle ne présente donc pas le risque de taches associé aux énergies qui ciblent la mélanine, et elle convient à toutes les carnations. Les antécédents de la peau, eux, se vérifient toujours à l’évaluation.

Une question sur votre peau ?

Le meilleur plan commence par une évaluation. On regarde votre peau, on répond à vos questions, sans engagement.

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