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Radiofréquence ou lifting chirurgical : jusqu'où va le raffermissement sans opération

La radiofréquence resserre une peau qui a perdu son ressort, mais elle ne retire pas de peau. Les signes qui montrent qu'un lifting reste la meilleure option.

Femme dans la cinquantaine de trois quarts, la mâchoire et le cou bien visibles, Clinique DC à Sainte-Rose, Laval

Tout dépend d'une question : est-ce que votre peau manque de tension, ou est-ce qu'il y a de la peau en trop ? La radiofréquence peut resserrer une peau qui a perdu son ressort. Elle ne retire pas de peau, alors quand il y a un excès de peau marqué, c'est le lifting qui répond.

Vous avez remarqué que le bas de votre visage n'a plus la même ligne, et vous vous demandez si un appareil peut y changer quelque chose. Ou si vous allez dépenser du temps et de l'argent pour finir au bloc opératoire de toute façon. C'est une crainte tout à fait légitime. Les cliniques qui ne font que du non chirurgical ont tendance à promettre sans limite, et les chirurgiens à dire que rien ne remplace la chirurgie, sans expliquer ce que le reste fait. On vous aide à savoir de quel côté vous êtes.

Ce qui se passe sous la peau quand le visage « descend »

Ce qu'on appelle « le visage qui descend » regroupe en fait trois phénomènes. Ils arrivent souvent ensemble, mais ils ne se traitent pas de la même façon.

Ce qui se passeCe que vous voyezCe qui y répond
La peau perd son ressortUne peau plus fine, plus molle, qui ne rebondit plus quand on la pinceLa radiofréquence
Le volume se déplaceLa pommette s'aplatit, le pli du sourire se creuse, le bas de la joue s'alourditLes injections
Il y a un excès de peauElle pend, elle se plisse, elle forme un repli quand vous tournez la têteLa chirurgie

Les deux premiers se traitent sans opération, le troisième non. C'est pour ça que deux personnes du même âge peuvent recevoir deux réponses opposées à l'évaluation.

Ce que fait la chaleur, et ce qu'elle ne fait pas

La pièce à main du XERF, tenue en main, l'appareil de radiofréquence de la Clinique DC

La radiofréquence chauffe le derme de façon contrôlée. Cette chaleur contracte les fibres de collagène déjà présentes et envoie à la peau un signal de réparation, si bien qu'elle se remet à fabriquer du collagène dans les semaines et les mois qui suivent. C'est ce que fait le XERF sur le visage complet et le cou, sans aiguille et sans temps d'arrêt.

Le mot important est resserrer. Une peau resserrée a retrouvé de la tension et de l'épaisseur. Elle marque moins et elle tient mieux la ligne de la mâchoire. Mais toute la peau est encore là, puisque la chaleur ne peut pas en enlever un centimètre.

Un lifting fait l'inverse. Le chirurgien décolle la peau, repositionne les tissus plus profonds, coupe le surplus de peau et referme. Aucun appareil ne reproduit ce geste mécanique, peu importe le nom qu'on donne au traitement.

RadiofréquenceLifting chirurgical
Le gesteChauffer le dermeDécoller, repositionner, couper
Sur la peauElle se resserre et s'épaissitLe surplus est retiré
Le stade viséRelâchement léger à modéréRelâchement important, excès de peau
Quand le résultat arriveSur les mois qui suiventÀ la guérison
Ce que ça ne fait pasEnlever un centimètre de peauAméliorer la qualité de la peau

Les chirurgiens plasticiens affirment publiquement qu'il n'existe pas de vrai lifting non chirurgical, et sur ce point, ils ont raison : une technologie qui ne retire rien ne peut pas donner le résultat d'une technologie qui retire. Leur position laisse toutefois croire que le non chirurgical ne fait rien, ce qui est faux. Sur une peau qui a encore son support, il peut faire beaucoup.

Est-ce que votre peau a encore ce support ? Vous pouvez vous en faire une idée vous-même.

Le test du doigt, et ce qu'on regarde à l'évaluation

Une femme dans la cinquantaine place deux doigts devant son oreille et tire doucement la peau de sa joue vers l'arrière, le test de la traction

Devant votre miroir, ça prend une minute.

Le test de la traction. Placez deux doigts devant l'oreille et tirez doucement la peau de la joue vers l'arrière et vers le haut. Regardez ce que ça change.

Ce que vous observezDe quel côté vous êtes
Un tout petit geste suffit à retrouver la ligne de mâchoire, et la peau revient d'elle-même en place quand vous lâchezDu côté de la fermeté : il y a du ressort à récupérer
Il faut tirer fort et loin pour voir une différence, et la peau retombe en formant un pli quand vous lâchezDu côté de l'excès de peau : il y a plus de peau que le visage n'en a besoin

Le test du pincement. Pincez la peau de la joue et relâchez. Une peau qui reprend sa place tout de suite a encore son élastine. Une peau qui reste marquée une seconde ou deux en a beaucoup moins.

Ces tests donnent une première idée. À l'évaluation, on regarde ce que vous ne pouvez pas voir vous-même : l'épaisseur du derme, la qualité de la peau, la part du relâchement qui vient d'une perte de volume plutôt que d'une perte de tension, et la position de votre profil au repos. L'analyse de peau 3D en mesure une partie, et le reste se fait par un examen à la main.

Quand la chirurgie reste la bonne réponse

On vous le dirait à l'évaluation, et on préfère l'écrire ici aussi, avant même que vous preniez rendez-vous. Quand le relâchement est important, un lifting reste la meilleure réponse. Les signes qui vont dans ce sens :

  • Un repli de peau franc sous la mâchoire ou sur le cou, qu'on peut saisir entre deux doigts et qui ne se rétracte pas.
  • Des bajoues qui descendent sous la ligne de la mâchoire et qui restent visibles en position allongée sur le dos, donc sans l'effet de la gravité.
  • Une ligne de mâchoire qu'aucune traction douce ne redessine, parce que le manque de tension n'est plus en cause.
  • Des traitements par appareil déjà essayés, sans que rien ne tienne plus de quelques semaines.

Dans ces cas, une série de séances ne ferait que retarder le moment de consulter. La qualité de la peau s'améliorerait, mais ce que vous vouliez régler resterait là. Il y a quand même quelque chose à faire : le geste qui répond à votre situation se fait au bloc opératoire, et c'est un chirurgien plasticien qui doit vous en parler.

Si c'est votre cas, c'est exactement ce qu'on vous dira, même si on ne vous vend rien ce jour-là.

Le relâchement léger à modéré, et ce qu'on vous dit avant de commencer

Entre les deux, il y a la majorité des gens qui se posent la question : un relâchement léger à modéré. L'ovale s'adoucit, le cou commence à changer, la peau manque de tonus, mais rien ne pend encore. C'est là que la radiofréquence a le plus de sens. C'est aussi le profil de candidat que décrivent les sociétés savantes de chirurgie esthétique, avec des attentes réalistes.

Qu'est-ce qu'une attente réaliste ? Une revue systématique de quinze études publiées entre 2015 et 2025, portant sur environ 1 230 participants, rapporte une amélioration de la fermeté après un traitement par radiofréquence. Le chiffre exact varie énormément d'une étude à l'autre, de la moitié des cas à la totalité, parce que chaque équipe mesure autrement et sur des peaux différentes. La fermeté s'améliore, mais personne ne peut vous promettre un pourcentage : l'ampleur dépend de votre point de départ.

Avant de commencer, on vous dit :

  • le stade où on vous situe, et pourquoi ;
  • ce que vous verrez probablement changer, et ce qui ne changera pas ;
  • que le résultat s'installe sur des mois, pas en sortant de la salle ;
  • si votre cas est à la limite, plutôt que de commencer pour voir.

Le calendrier et l'entretien

La radiofréquence agit en deux temps. Mieux vaut le savoir avant la première séance pour ne pas juger le traitement trop tôt.

QuandCe qui se passe dans la peauCe que vous voyez
Tout de suiteLa chaleur contracte le collagène déjà présentUn léger effet de tension, parfois visible en sortant, souvent subtil. Le résultat principal vient plus tard
Sur les mois qui suiventLe nouveau collagène se fabrique, lentementC'est là que la fermeté se gagne. D'une semaine à l'autre, on ne voit rien ; d'un mois à l'autre, oui
EnsuiteLe vieillissement reprend son coursCe qui a été gagné se garde avec un entretien espacé ; sans entretien, le relâchement reprend là où il était

Un traitement de fermeté n'est pas réglé une fois pour toutes, et personne ne devrait vous le vendre comme ça. Les photos de contrôle servent à juger le résultat après quelques mois plutôt qu'à la fin de la séance.

Le nombre de séances et leur espacement se fixent à l'évaluation, selon ce qu'on voit sur votre peau. Deux personnes du même âge n'ont pas forcément le même plan.

Quand la réponse est « pas nous »

Il arrive qu'on regarde un visage et qu'on sache dès la première minute que notre appareil n'est pas la solution. On vous le dit, on vous explique pourquoi et on vous montre ce qu'on voit. Vous repartez avec une information claire, sans avoir payé une série de séances qui n'aurait pas donné ce que vous cherchiez.

Il arrive aussi que la réponse soit « pas seulement nous ». Une peau peut avoir besoin de fermeté et de volume : la perte de volume creuse, et la perte de tension adoucit la ligne. Dans ce cas, une partie du plan passe par des injections, faites par une de nos infirmières, et l'autre par l'appareil. On vous dit lequel des deux fera le plus de différence en premier.

Vous pensez à la chirurgie ? Faire de la radiofréquence maintenant ne vous ferme aucune porte. Une peau plus dense et mieux entretenue n'est pas un problème le jour où vous consultez un chirurgien.

Questions fréquentes

Est-ce que la radiofréquence peut remplacer un lifting ?

Non. Elle peut resserrer une peau qui a perdu sa tension, et sur un relâchement léger à modéré, la différence peut se voir. Mais elle ne retire pas de peau, donc elle ne fait pas ce que fait un lifting. Les deux répondent à des stades différents.

À quel âge est-ce que ça ne suffit plus ?

L'âge compte moins que le stade du relâchement. On voit des personnes dans la soixantaine dont la peau a gardé beaucoup de ressort, et d'autres dans la quarantaine avec un excès de peau marqué au cou. Le test de la traction en dit plus que votre date de naissance, et l'évaluation permet de trancher.

Combien de temps les résultats tiennent-ils ?

Le collagène fabriqué est le vôtre, donc il vieillit au même rythme que le reste de votre peau. Le gain se maintient un certain temps, puis le relâchement naturel reprend. C'est pour ça qu'on parle d'entretien espacé. Un résultat permanent avec un appareil, personne ne peut vous le promettre.

Si je fais de la radiofréquence maintenant, est-ce que ça complique un lifting plus tard ?

Rien n'indique qu'entretenir la qualité de sa peau nuise à une chirurgie future. Comme pour tout traitement passé, vous le mentionnerez au chirurgien lors de votre consultation, et c'est lui qui jugera de ce qui s'applique à son intervention.

Est-ce que je peux faire les deux, et dans quel ordre ?

Oui, et l'ordre se décide avec le chirurgien, parce que c'est son calendrier de cicatrisation qui compte. De notre côté, la radiofréquence travaille la qualité et la tension de la peau, alors que le lifting retire le surplus. Les deux ne se nuisent pas.

En résumé

Si votre peau a perdu son ressort mais tient encore, la radiofréquence peut vous aider. S'il y a maintenant trop de peau pour votre visage, c'est la chirurgie qui répond, et on vous le dira. On se pose la même question devant un relâchement du visage ou un cou et un ovale relâchés : est-ce qu'il manque de la tension, ou est-ce qu'il y a de la peau en trop ?

Une question sur votre peau ?

Le meilleur plan commence par une évaluation. On regarde votre peau, on répond à vos questions, sans engagement.

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