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Le Journal DCCheveux

PRP capillaire : quand ce n’est pas indiqué

Les contre-indications au PRP capillaire, ce qu’on vérifie en évaluation et les alternatives comme les exosomes, à la Clinique DC.

Femme rousse dans la trentaine à l'air interrogateur, contre-indications du PRP capillaire

Oui, il y a des contre-indications au PRP capillaire. Le traitement est très sûr parce qu’il utilise votre propre sang, mais il existe des situations où l’on reporte, où l’on refuse, et où l’on vous oriente ailleurs. On les vérifie systématiquement à l’évaluation. Le détail du soin est sur la page PRP.

Voyons quand le PRP n’est pas recommandé, et surtout ce qu’on vous propose à la place.

Les contre-indications fermes

Du côté du sang

Les troubles de la coagulation :

  • L’hémophilie, tous types
  • Les troubles de la coagulation, héréditaires ou acquis
  • La thrombocytopénie, c’est-à-dire des plaquettes trop basses
  • Les cancers du sang : leucémie, lymphome, myélome

Pourquoi. Le PRP a besoin de plaquettes fonctionnelles et en quantité suffisante. Si votre sang présente une anomalie de coagulation, on ne peut ni prélever en sécurité, ni compter sur le résultat.

Les anticoagulants lourds :

  • Warfarine (Coumadin)
  • Rivaroxaban (Xarelto)
  • Dabigatran (Pradaxa)
  • Héparine au long cours

À noter : l’aspirine à faible dose se maintient généralement, après évaluation.

La grossesse et l’allaitement

  • La grossesse, à tous les trimestres
  • L’allaitement
  • Un projet de grossesse immédiat

Pourquoi. Même si le PRP vient de votre propre sang, on applique le principe de précaution : aucune étude n’a été menée chez la femme enceinte. Votre bébé passe avant vos cheveux, et cette décision-là ne se discute pas au comptoir : c’est l’infirmière qui la prend avec vous.

Bonne nouvelle en revanche : après l’accouchement, le PRP répond bien à la chute post-partum, une fois l’allaitement terminé.

Les infections et inflammations en cours

Sur le cuir chevelu :

  • Une dermite séborrhéique sévère et active
  • Une folliculite infectieuse
  • Une mycose du cuir chevelu
  • Une plaie ouverte ou une cicatrice récente

Ailleurs dans le corps :

  • De la fièvre ou un état grippal
  • Une infection sanguine
  • Toute poussée infectieuse en cours

La logique. Piquer dans un tissu infecté peut aggraver l’infection ou l’étendre. On reporte, ce n’est pas un refus.

Les situations qu’on évalue une par une

Les maladies chroniques

Le diabète : on est prudent quand il est mal équilibré, quand il y a des complications sévères ou une neuropathie avancée. Un diabète bien équilibré est souvent compatible, après évaluation de votre état général et de votre circulation.

Les maladies auto-immunes : un lupus en poussée, une polyarthrite rhumatoïde sévère, une sclérose en plaques active, une maladie de Crohn ou une colite ulcéreuse en phase inflammatoire demandent un avis. En rémission stable, c’est souvent compatible.

Les médicaments

Les immunosuppresseurs : méthotrexate, corticoïdes au long cours, immunosuppresseurs après une greffe d’organe.

Les traitements oncologiques : chimiothérapie en cours, radiothérapie sur la zone à traiter, ou période de récupération après un traitement.

Aucune de ces listes ne se lit tout seul chez soi. C’est l’infirmière qui les passe en revue avec vous, vos médicaments en main.

Une infirmière et une patiente discutent de part et d'autre d'une table, une tablette posée entre elles

Le facteur dont peu de cliniques parlent : votre mode de vie

Votre sang vous ressemble

Le PRP prend ce qu’il y a dans votre sang. Quelqu’un qui fume beaucoup ou qui mange mal aura un plasma moins riche en facteurs de croissance, donc un résultat plus limité. Ce n’est pas un jugement, c’est de la mécanique.

Ce qui appauvrit votre plasma

Le tabac. Il réduit l’oxygénation du sang, altère les plaquettes et leurs facteurs de croissance, diminue la circulation vers le follicule et ralentit la cicatrisation après les séances. C’est le facteur qui pèse le plus lourd, et de loin.

Une alimentation déséquilibrée sur la durée. Carences en fer, en zinc et en vitamines B, inflammation chronique, plasma pauvre en nutriments, plaquettes moins performantes.

Une consommation d’alcool problématique. Toxicité hépatique qui touche la synthèse des facteurs de croissance, carences multiples, troubles de la coagulation acquis, inflammation générale.

Un stress chronique sévère. Un cortisol élevé en permanence, ce qui ne rend service à aucun cheveu, plus une circulation réduite et un sommeil dégradé.

Notre réponse : améliorer plutôt qu’exclure

Plutôt que de vous refuser le traitement, on préfère préparer le terrain. Ce qui profite à vos cheveux profite à votre santé.

Idéalement 4 à 6 semaines avant la première séance :

  • Réduire le tabac, l’arrêter si possible, sinon diviser par deux
  • Améliorer l’alimentation : plus de protéines et de légumes, moins de sucre
  • Corriger les carences si un bilan en révèle : fer, zinc, vitamines B et D
  • Faire baisser le stress : activité physique, sommeil, ce qui marche pour vous

Le bénéfice est double : un meilleur résultat, et une santé générale qui suit.

Quand on vous oriente vers les exosomes

Pourquoi

Les exosomes ne dépendent pas de votre sang. C’est exactement ce qui en fait l’option quand le PRP bute sur une limite :

Un plasma qui ne suivra pas : tabagisme important qu’on ne changera pas, facteurs de croissance qui baissent avec l’âge, maladie chronique qui touche la qualité du sang, médicaments qui altèrent les plaquettes.

Une contre-indication relative au PRP : diabète difficile à équilibrer, anticoagulant léger, maladie auto-immune stable mais présente.

Ce qu’ils apportent dans ces cas

Ils ne dépendent pas de vous. La concentration en facteurs de croissance est la même à chaque séance, quels que soient votre forme du moment et vos habitudes.

Il n’y a pas de prélèvement. Donc pas de question de coagulation à trancher avant de commencer.

Le produit est préparé en laboratoire, en conditions stériles et contrôlées.

Une précision honnête : les exosomes ne sont pas homologués par Santé Canada pour la repousse des cheveux, même si leur usage est courant en clinique. Et c’est une approche récente, sans recul à très long terme. On préfère vous le dire.

Les profils où les exosomes passent devant

  • Vous fumez beaucoup depuis des années
  • Vous avez un diabète avec des complications mineures
  • Vous prenez des médicaments au long cours
  • Votre stress professionnel ne va pas changer cette année
  • Le PRP n’a pas donné ce que vous espériez
  • Vous ne voulez tout simplement pas de prise de sang

L’évaluation

Ce qu’on regarde

L’entretien médical : vos antécédents complets, vos traitements en cours et leurs interactions, vos habitudes, et ce que vous attendez du traitement.

L’examen : votre état général, le cuir chevelu (infection, inflammation), la circulation, et les contre-indications cutanées.

Un bilan sanguin, si nécessaire : numération plaquettaire, tests de coagulation, bilan inflammatoire, équilibre glycémique en cas de diabète.

Ce qu’on vous propose si c’est non

  1. Reporter le PRP et préparer le terrain, quand c’est ça qui bloque
  2. Passer aux exosomes tout de suite
  3. Combiner deux approches, selon votre situation
  4. Vous orienter ailleurs quand c’est un dermatologue ou une greffe qu’il vous faut

Ce qu’on ne fera pas, c’est vous diriger vers le finastéride ou le minoxidil. Ce n’est pas notre approche.

Un avant-bras posé sur un accoudoir, garrot en place, deux tubes vides dans un plateau

Les questions qu’on nous pose le plus

« Je prends de l’aspirine tous les jours »

L’aspirine à faible dose est généralement compatible. L’infirmière pèse le bénéfice cardiovasculaire contre un risque de bleu un peu plus élevé, et on ajuste la surveillance.

« J’ai un diabète de type 2 équilibré »

Bien contrôlé, avec une circulation conservée, c’est une bonne indication. On surveille la cicatrisation et la réponse au traitement d’une séance à l’autre.

« Je fume, et je ne peux pas arrêter »

On vous le dira franchement : le PRP donnera moins. Les exosomes sont la meilleure option dans ce cas. Et si vous pouvez réduire, même sans arrêter, ça compte.

« J’ai une maladie auto-immune stable »

En rémission depuis plus de six mois, c’est souvent compatible, avec un suivi médical régulier et une attention particulière à toute reprise de la maladie.

Se préparer, si vous êtes éligible

6 à 8 semaines avant, côté alimentation :

  • Des protéines, en quantité suffisante pour votre poids
  • Du fer : viande rouge, épinards, lentilles
  • Du zinc : fruits de mer, graines de courge
  • Des vitamines B : céréales complètes, levure alimentaire

Côté habitudes :

  • Du sommeil, 7 à 8 heures, à heures régulières
  • De l’eau, 1,5 à 2 litres par jour
  • De l’activité physique, une trentaine de minutes trois fois par semaine
  • Du repos mental, par la méthode qui vous convient

Côté suppléments, uniquement si un bilan montre une carence : la vitamine D, le fer et le zinc ne se prennent pas au hasard. C’est votre médecin ou notre infirmière qui vous le dira.

Pour finir

On ne prend aucun risque avec votre sécurité. S’il y a une contre-indication, on vous l’explique et on vous propose autre chose, même quand cette autre chose nous rapporte moins.

L’évaluation d’éligibilité capillaire sert exactement à ça : passer en revue votre situation médicale, et vous donner une réponse claire avant que vous engagiez quoi que ce soit.

Pour situer votre cas avant de venir, commencez par notre page cheveux.

Une question sur votre peau ?

Le meilleur plan commence par une évaluation. On regarde votre peau, on répond à vos questions, sans engagement.

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