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PRP capillaire : quand ce n’est pas indiqué

Les situations où l’on reporte ou refuse le PRP capillaire, ce qu’on vérifie à l’évaluation, et ce qu’on vous propose à la place, comme les exosomes.

Femme rousse dans la trentaine à l'air interrogateur, contre-indications du PRP capillaire

Oui, le PRP capillaire a des contre-indications. Le traitement est très sûr parce qu’il utilise votre propre sang, mais dans certaines situations on le reporte ou on le refuse, et on vous oriente vers autre chose. On les vérifie à chaque évaluation. Le détail du soin est sur la page PRP.

Vous vous demandez peut-être si votre médicament, votre diabète ou votre grossesse vous empêchent d’y avoir droit. On passe en revue les cas où le PRP n’est pas recommandé et, surtout, ce qu’on vous propose à la place.

Les contre-indications fermes

Du côté du sang

Les troubles de la coagulation :

  • L’hémophilie, tous types
  • Les troubles de la coagulation, héréditaires ou acquis
  • La thrombocytopénie, c’est-à-dire des plaquettes trop basses
  • Les cancers du sang : leucémie, lymphome, myélome

Pourquoi ? Le PRP a besoin de plaquettes qui fonctionnent bien et en quantité suffisante. Si votre sang coagule mal, on ne peut pas prélever en sécurité, et on ne peut pas compter sur le résultat.

Les anticoagulants lourds :

  • Warfarine (Coumadin)
  • Rivaroxaban (Xarelto)
  • Dabigatran (Pradaxa)
  • Héparine au long cours

L’aspirine à faible dose, elle, se maintient généralement, après évaluation.

La grossesse et l’allaitement

  • La grossesse, à tous les trimestres
  • L’allaitement
  • Un projet de grossesse immédiat

Le PRP vient de votre propre sang, alors pourquoi attendre ? Parce qu’aucune étude n’a été menée chez la femme enceinte, et qu’on applique le principe de précaution. Pendant cette période, on attend, et c’est l’infirmière qui en discute avec vous.

Une fois l’allaitement terminé, le PRP répond bien en général à la chute de cheveux qui suit l’accouchement.

Les infections et inflammations en cours

Sur le cuir chevelu :

  • Une dermite séborrhéique sévère et active
  • Une folliculite infectieuse
  • Une mycose du cuir chevelu
  • Une plaie ouverte ou une cicatrice récente

Ailleurs dans le corps :

  • De la fièvre ou un état grippal
  • Une infection sanguine
  • Toute poussée infectieuse en cours

Piquer dans un tissu infecté peut aggraver l’infection ou l’étendre. Dans ces cas, on reporte la séance, sans refuser le traitement.

Les situations qu’on évalue une par une

Les maladies chroniques

Le diabète : on est prudent quand il est mal équilibré, ou en présence de complications sévères ou d’une neuropathie avancée. Un diabète bien équilibré est souvent compatible, après évaluation de votre état général et de votre circulation.

Les maladies auto-immunes : un lupus en poussée, une polyarthrite rhumatoïde sévère, une sclérose en plaques active, une maladie de Crohn ou une colite ulcéreuse en phase inflammatoire demandent un avis médical. En rémission stable, c’est souvent compatible.

Les médicaments

Les immunosuppresseurs : méthotrexate, corticoïdes au long cours, immunosuppresseurs après une greffe d’organe.

Les traitements oncologiques : chimiothérapie en cours, radiothérapie sur la zone à traiter, ou période de récupération après un traitement.

Ces listes ne sont pas faites pour être lues seul ou seule chez soi. L’infirmière les passe en revue avec vous, avec vos médicaments en main.

Une infirmière et une patiente discutent de part et d'autre d'une table, une tablette posée entre elles

Votre mode de vie compte aussi

Le PRP dépend de votre sang

Le PRP utilise ce qu’il y a dans votre sang. Une personne qui fume beaucoup ou qui mange mal a un plasma moins riche en facteurs de croissance, et son résultat sera plus limité. On ne vous juge pas : on vous explique pourquoi on en parle à l’évaluation.

Ce qui appauvrit votre plasma

Le tabac. Il réduit l’oxygénation du sang, altère les plaquettes et leurs facteurs de croissance, diminue la circulation vers le follicule et ralentit la cicatrisation après les séances. C’est de loin le facteur qui pèse le plus lourd.

Une alimentation déséquilibrée depuis longtemps. On voit alors des carences en fer, en zinc ou en vitamines B, de l’inflammation chronique, un plasma pauvre en nutriments et des plaquettes moins performantes.

Une consommation d’alcool problématique. Le foie produit moins bien les facteurs de croissance, et on voit des carences multiples, des troubles de la coagulation acquis et de l’inflammation générale.

Un stress chronique sévère. Le cortisol reste élevé en permanence, ce qui nuit aux cheveux, et la circulation comme le sommeil en souffrent.

Préparer le terrain plutôt que refuser

Plutôt que de vous refuser le traitement, on préfère vous aider à préparer le terrain. Ce qui profite à vos cheveux profite aussi à votre santé.

Idéalement 4 à 6 semaines avant la première séance :

  • Réduire le tabac : l’arrêter si possible, sinon diminuer de moitié
  • Améliorer l’alimentation, avec plus de protéines et de légumes et moins de sucre
  • Corriger les carences si un bilan en révèle (fer, zinc, vitamines B et D)
  • Faire baisser le stress par l’activité physique, le sommeil ou ce qui marche pour vous

Vous obtenez un meilleur résultat, et votre santé générale en profite.

Quand on vous oriente vers les exosomes

Dans quels cas

Les exosomes ne dépendent pas de votre sang. C’est pour ça qu’on les propose quand le PRP atteint une limite.

Quand le plasma risque de ne pas suffire : tabagisme important qui ne changera pas, facteurs de croissance qui baissent avec l’âge, maladie chronique qui touche la qualité du sang, médicaments qui altèrent les plaquettes.

Quand il y a une contre-indication relative au PRP : diabète difficile à équilibrer, anticoagulant léger, maladie auto-immune stable mais présente.

Ce qu’ils changent dans ces cas

Ils ne dépendent pas de vous. La concentration en facteurs de croissance est la même à chaque séance, peu importe votre forme du moment ou vos habitudes.

Il n’y a pas de prélèvement, donc pas de question de coagulation à régler avant de commencer.

Le produit est préparé en laboratoire, dans des conditions stériles et contrôlées.

Les exosomes ne sont pas homologués par Santé Canada pour la repousse des cheveux, même si leur usage est courant en clinique. C’est aussi une approche récente, et on manque de recul à très long terme.

Les profils où on recommande d’abord les exosomes

  • Vous fumez beaucoup depuis des années
  • Vous avez un diabète avec des complications mineures
  • Vous prenez des médicaments au long cours
  • Votre stress au travail ne changera pas cette année
  • Le PRP n’a pas donné ce que vous espériez
  • Vous ne voulez tout simplement pas de prise de sang

L’évaluation

Ce qu’on regarde

L’entretien médical : vos antécédents complets, vos traitements en cours et leurs interactions, vos habitudes, et ce que vous attendez du traitement.

L’examen : votre état général, le cuir chevelu (infection, inflammation), la circulation et les contre-indications cutanées.

Un bilan sanguin, si nécessaire : numération plaquettaire, tests de coagulation, bilan inflammatoire, et équilibre glycémique en cas de diabète.

Si le PRP ne vous convient pas

  1. Reporter le PRP et préparer le terrain, quand c’est ce qui bloque
  2. Passer aux exosomes tout de suite
  3. Combiner deux approches, selon votre situation
  4. Vous orienter ailleurs, quand c’est un dermatologue ou une greffe qu’il vous faut

On ne vous dirigera pas vers le finastéride ou le minoxidil. Ce n’est pas notre approche.

Un avant-bras posé sur un accoudoir, garrot en place, deux tubes vides dans un plateau

Les questions qu’on nous pose le plus

« Je prends de l’aspirine tous les jours »

L’aspirine à faible dose est généralement compatible. L’infirmière compare le bénéfice pour votre cœur au risque un peu plus élevé de bleus, et on ajuste la surveillance.

« J’ai un diabète de type 2 équilibré »

S’il est bien contrôlé et que votre circulation est bonne, c’est une bonne indication. On surveille la cicatrisation et la réponse au traitement d’une séance à l’autre.

« Je fume, et je ne peux pas arrêter »

Aucune culpabilité à avoir, mais le PRP donnera moins chez vous. Dans ce cas, les exosomes sont la meilleure option. Et si vous pouvez réduire, même sans arrêter, ça aide.

« J’ai une maladie auto-immune stable »

Si vous êtes en rémission depuis plus de six mois, c’est souvent compatible, avec un suivi médical régulier et une attention particulière à toute reprise de la maladie.

Se préparer, si vous êtes éligible

6 à 8 semaines avant, côté alimentation :

  • Des protéines, en quantité suffisante pour votre poids
  • Du fer : viande rouge, épinards, lentilles
  • Du zinc : fruits de mer, graines de courge
  • Des vitamines B : céréales complètes, levure alimentaire

Côté habitudes :

  • Du sommeil, 7 à 8 heures, à heures régulières
  • De l’eau, 1,5 à 2 litres par jour
  • De l’activité physique, une trentaine de minutes trois fois par semaine
  • Du repos mental, avec la méthode qui vous convient

Côté suppléments, seulement si un bilan montre une carence. La vitamine D, le fer et le zinc ne se prennent pas au hasard, et c’est votre médecin ou notre infirmière qui vous dira quoi prendre.

En résumé

S’il y a une contre-indication, on vous l’explique et on vous propose autre chose, même quand cette autre option nous rapporte moins.

L’évaluation d’éligibilité capillaire sert à ça. On passe en revue votre situation médicale et vous repartez avec une réponse claire, avant de vous engager à quoi que ce soit.

Pour situer votre cas avant de venir, commencez par notre page cheveux.

Une question sur votre peau ?

Le meilleur plan commence par une évaluation. On regarde votre peau, on répond à vos questions, sans engagement.

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