Laser picoseconde ou laser traditionnel : lequel pour effacer votre tatouage ?
Picoseconde, Q-switched, excision ou dermabrasion : ce que chaque méthode fait à l'encre et à la peau, et ce que le picoseconde change pour votre tatouage.
Le plus souvent 8 à 10 séances, parfois plus, aux 6 à 8 semaines. Ce qui fait varier ce nombre pour votre tatouage, et pourquoi les sites se contredisent.

Combien de séances faut-il pour effacer un tatouage au laser ? Le plus souvent de 8 à 10 séances, parfois plus, espacées de 6 à 8 semaines. Un ombrage léger peut partir en 1 à 4 séances.
Vous avez sûrement vu d’autres chiffres ailleurs, et c’est mêlant. On vous explique pourquoi les réponses changent autant d’un site à l’autre, puis ce qui, dans votre tatouage, fait pencher vers le bas ou le haut de cette fourchette.
Le laser n’efface rien en une seule impulsion. Il fragmente l’encre en particules assez petites pour que votre système immunitaire les évacue, comme il évacuerait n’importe quel autre débris sous la peau. Ce travail se fait un peu plus à chaque séance, et c’est vrai pour tous les tatouages.
Le laser picoseconde qu’on utilise agit, selon son fabricant, par onde de choc plutôt que par chaleur. Ça réduit le risque de marquer la peau autour du tatouage, mais il faut quand même plusieurs passages pour fragmenter toute l’encre.
Posez la même question à trois sites et vous aurez trois réponses : une clinique parle de trois séances, une autre de huit, une troisième de quinze. Aucune ne dit d’où vient son chiffre.
Une partie de l’écart vient de la source. Les fabricants de lasers picoseconde publient des fourchettes tirées de leurs propres essais cliniques. Les tatouages y sont choisis pour l’étude, souvent de taille moyenne, avec une encre professionnelle déposée de façon régulière, et traités avec des réglages optimaux. En clinique, on voit plutôt des tatouages faits par des amateurs, des encres plus anciennes, des zones où la peau réagit différemment et parfois plusieurs couleurs sur un même dessin. Le chiffre du fabricant est donc le plus souvent plus bas que ce qu’on observe, et on ne le reprend pas à notre compte.
| Ce qu’un fabricant annonce | Ce qu’on observe en clinique | |
|---|---|---|
| D’où vient le chiffre | Ses propres essais cliniques, sur des cas choisis pour l’étude | Des centaines de tatouages différents, toutes tailles et toutes peaux confondues |
| Le tatouage typique | De taille moyenne, encre professionnelle, densité régulière | De tout : petit ou grand, amateur ou professionnel, parfois plusieurs couleurs |
| Le résultat annoncé | Souvent une fourchette basse | Le plus souvent, de 8 à 10 séances |
L’autre partie de l’écart tient au marketing, parce qu’un petit chiffre fait réserver plus facilement. On préfère vous donner la fourchette qu’on voit en clinique, avec ce qui la fait bouger, plutôt qu’un chiffre qui vous décevra à la deuxième séance.

Le nombre qu’on vous donne à l’évaluation tient compte de votre tatouage, sur quatre points. Ces critères viennent d’ailleurs que de nous : en 2009, des dermatologues américains ont proposé l’échelle Kirby-Desai, qui note un tatouage selon la couleur, la quantité d’encre, l’emplacement, les cicatrices et la couleur de la peau pour estimer le nombre de séances. On ne vous donne pas de score, mais on regarde les mêmes choses.
Pour protéger la peau, chaque passage du laser ne peut envoyer qu’une quantité limitée d’énergie sur une zone. Un petit tatouage de quelques centimètres se dégage donc en moins de rendez-vous qu’une pièce qui couvre un avant-bras ou tout le dos, même si l’encre n’est pas plus difficile à traiter.
Un tatoueur professionnel dépose l’encre à une profondeur régulière, souvent en plus grande quantité, pour un trait net et durable. Ce qui rend le tatouage réussi au départ demande donc plus de séances pour l’effacer, parce qu’il y a plus d’encre à fragmenter et qu’elle est plus dense. Un tatouage fait par un amateur, souvent plus superficiel et inégal, peut répondre plus vite, mais ce n’est pas une règle. À l’évaluation, l’encre dense d’un professionnel se distingue facilement, au toucher comme à l’œil, d’un trait plus léger fait à la maison.
Le noir et le gris foncé absorbent bien la lumière du laser et partent le plus facilement, peu importe l’appareil. Le jaune, le vert clair et le bleu renvoient une partie de cette lumière au lieu de l’absorber. Ils demandent une autre longueur d’onde, donc un embout dédié, et même avec le bon appareil, ils prennent plus de temps que le noir.
Avec l’embout couleur de notre laser picoseconde PicoSure, on traite le noir, le gris, le rouge, l’orange, le jaune, le vert et le bleu. Plusieurs cliniques n’ont pas cet appareil et ne peuvent pas prendre certaines de ces teintes. Et votre encre blanche ou pastel ? Elle répond mal partout, et elle peut même foncer. On vous le dit avant la première séance.
| L’encre | Comment elle répond au laser | Ce que ça change pour vous |
|---|---|---|
| Noir, gris foncé | Absorbe bien la lumière | Part le plus facilement |
| Rouge, orange | Demande l’embout couleur | Toutes les cliniques ne peuvent pas la traiter |
| Jaune, vert clair, bleu | Renvoie une partie de la lumière | L’embout couleur, et plus de temps que le noir |
| Blanc, pastel | Répond mal, peut foncer | On vous le dit avant la première séance |
Une encre déposée creux dans la peau, ou installée depuis longtemps, ne répond pas toujours comme une encre récente et superficielle. Un vieux tatouage a parfois déjà commencé à pâlir de lui-même, ce qui aide. Il peut aussi avoir migré plus profondément, ce qui complique le travail. On regarde donc ce point tatouage par tatouage. Si votre tatouage est tout récent, il faut aussi attendre que la peau ait fini de guérir avant de commencer le détatouage.
À ces quatre facteurs s’ajoute la réponse de votre corps. C’est votre système immunitaire qui évacue l’encre fragmentée, et sa vitesse varie d’une personne à l’autre, un peu comme le temps que prend une ecchymose à disparaître.
| Ce qu’on regarde | Ce qui aide | Ce qui demande plus de séances |
|---|---|---|
| La taille | Un petit tatouage de quelques centimètres | Une pièce qui couvre un avant-bras ou un dos |
| L’encre | Un trait amateur, plus léger et superficiel | Une encre professionnelle, dense et régulière |
| La couleur | Le noir et le gris foncé | Le jaune, le vert clair, le bleu |
| La profondeur et l’ancienneté | Un vieux tatouage déjà un peu pâli | Une encre déposée creux, ou qui a migré |
| Votre corps | Une évacuation rapide de l’encre | Une évacuation plus lente, qui varie d’une personne à l’autre |
Chaque séance dure 15 à 30 min. Le gros du travail se fait entre deux rendez-vous : le laser fragmente l’encre, puis votre corps l’évacue, ce qui prend de six à huit semaines.
Est-ce qu’on peut revenir plus tôt pour finir plus vite ? Non. L’encre ne partirait pas plus vite, et la peau aurait moins de temps pour guérir, avec plus de risque d’irritation pour un résultat qui ne serait pas meilleur. Par contre, si vous avez plus d’un tatouage, on peut en traiter plusieurs au même rendez-vous.
Le dessin ne s’efface pas d’un coup. Aux premières séances, les contours restent nets et le noir commence à virer au gris, alors le tatouage se lit encore très bien. Vers le milieu du parcours, les zones pleines deviennent poreuses et un voile bleuté s’installe sous la peau. C’est souvent là que ça ralentit un peu, le temps que le corps atteigne les couches plus profondes.
C’est aussi le moment où on nous demande le plus souvent si ça a arrêté de fonctionner. La réponse est non. Votre corps continue d’évacuer l’encre, plus lentement dans les couches profondes, et c’est la façon normale dont un tatouage pâlit.
Avant la 1re séanceL’encre est dense et les contours sont nets.
Après 2 ou 3 séancesLe noir vire au gris et les pleins deviennent poreux. Le dessin se lit encore au complet.
Après 5 ou 6 séancesLe dessin ne se lit plus de loin, mais un voile bleuté reste sous la peau. C’est là que ça ralentit.
Après 8 à 10 séancesLa peau est nette, parfois après plus de dix séances : c’est le bout du parcours, pas la troisième.Illustration, pas la photo d’une patiente, et le rythme montré est celui d’un tatouage professionnel noir. Comptez de 8 à 10 séances, parfois plus selon l’encre et sa profondeur. Un résidu peut rester : personne ne peut vous garantir une peau blanche. On l’estime à l’évaluation et on vous dit franchement où vous en êtes à chaque rendez-vous.
La peau se dégage surtout dans les dernières séances, parfois après plus de dix rendez-vous.
Aucun laser ni aucune clinique ne peut promettre un effacement complet en un nombre de séances fixé d’avance. Une encre très dense, très ancienne ou en couleur peut laisser une ombre légère même après une dizaine de rendez-vous, et on vous en parle à l’évaluation. À l’inverse, un ombrage léger part souvent en une à quatre séances.
À l’évaluation, on regarde votre tatouage de près, puis on vous donne un nombre de séances à viser pour vous. Vous repartez en sachant :
Le prix dépend lui aussi de la taille, et il est affiché sur la fiche du détatouage.
On ne vous montrera pas non plus une photo prise tôt dans le parcours de quelqu’un d’autre comme si c’était le résultat habituel. Une troisième séance n’a jamais l’air d’une dixième, et vous avez le droit de le savoir avant de commencer.
Vous hésitez à tout effacer ? La page sur le tatouage indésirable présente aussi les autres options que le détatouage complet.
La sensation ressemble à de petits élastiques qui claquent sur la peau. On peut appliquer du froid ou une crème anesthésiante pour votre confort, et le soin se fait sous supervision médicale, après l’évaluation de votre tatouage. La plupart des gens trouvent la séance tolérable plutôt que douloureuse, surtout sur les petites zones.
Non. Votre corps a besoin de six à huit semaines pour évacuer l’encre fragmentée à la séance précédente. Revenir plus tôt ne donne pas un meilleur résultat et expose la peau à plus de risques.
Souvent, oui. Le tatoueur professionnel dépose plus d’encre, à une profondeur régulière, ce qui demande plus de travail pour l’effacer. Un tatouage amateur peut répondre plus vite, mais on le confirme à l’évaluation en regardant la densité et la profondeur de votre encre.
Oui. Comme il contient moins d’encre qu’un tatouage aux zones pleines, un ombrage léger peut s’effacer en une à quatre séances plutôt qu’en huit à dix. C’est l’exception à la fourchette générale.

Picoseconde, Q-switched, excision ou dermabrasion : ce que chaque méthode fait à l'encre et à la peau, et ce que le picoseconde change pour votre tatouage.

Le noir part le plus facilement. Le rouge, l'orange, le jaune, le vert et le bleu passent par l'embout couleur, et plus de séances. Pourquoi, et ce qu'on peut en attendre.

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Le meilleur plan commence par une évaluation. On regarde votre peau, on répond à vos questions, sans engagement.
Bonjour, je suis Stella. Posez-moi votre question sur un soin, un prix ou la clinique, et je vous dis où regarder.
Stella répond à partir du site. Elle ne pose pas de diagnostic et ne réserve pas. La conversation reste 24 h sur cet appareil, et la clinique la conserve.