Savoir si la radiofréquence va changer quelque chose pour vous, sans injection ni chirurgie
Trop tôt, trop tard ou juste à temps : comment savoir si la radiofréquence du visage est faite pour vous, et à partir de quand seule la chirurgie répond.
Le laser fractionné travaille la surface de la peau, la radiofréquence son soutien. Comment savoir lequel répond à ce qui vous dérange, et dans quel ordre.

Ça dépend de ce qui vous dérange. Si c'est le teint, les pores ou des taches, c'est le laser fractionné, qui travaille la surface de la peau. Si c'est l'ovale ou le cou qui se relâchent, c'est la radiofréquence, qui travaille la structure en dessous. Si c'est un peu des deux, on fait les deux, dans un certain ordre.
« Je veux une belle peau » : tout le monde le dit, mais pas pour les mêmes raisons. Certaines personnes regardent leur teint et une tache qui s'installe sur la pommette. D'autres regardent le bas du visage, un ovale qui s'adoucit, un cou qui ne tient plus la ligne. Si un traitement pourtant bien fait vous a laissé sur votre faim, vous n'y êtes pour rien. Souvent, l'appareil a simplement travaillé la mauvaise couche.
On vous explique comment faire la différence, et pourquoi le temps d'arrêt finit souvent par décider de l'ordre.
La peau a deux couches qui nous intéressent ici. L'épiderme, sur le dessus, porte la couleur, le grain, les marques et l'éclat. Le derme, en dessous, est un matelas de collagène et d'élastine qui garde le tout tendu.
Quand l'épiderme va moins bien, ça se voit à la lumière : le teint perd son reflet, les pores se voient de plus loin et les étés laissent des taches brunes qui ne partent plus à l'automne. Quand le derme se relâche, c'est la forme du visage qui change, avec une joue qui descend et une mâchoire moins nette.
Un traitement de surface ne remonte rien, et un traitement de structure n'efface aucune tache. Chaque énergie fait bien une chose, peu importe sa puissance ou son prix.
Vous ne savez pas où vous vous situez ? Prenez une photo de vous en lumière naturelle, sans maquillage, et demandez-vous ce qui vous dérange en premier : la couleur de la peau, ou la ligne du visage. Si vous hésitez, c'est souvent que les deux ont commencé. On y revient plus bas.
| Ce qui vous dérange en premier | La couche en cause | Le traitement qui y répond |
|---|---|---|
| Un teint terne, des pores qui se voient | La surface | Le laser fractionné |
| Des taches qui restent après l'été | La surface | Le laser fractionné |
| Une joue qui descend, une mâchoire qui se floute | La structure | La radiofréquence |
| Un cou qui ne tient plus la ligne | La structure | La radiofréquence |
| Un peu de tout ça | Les deux | Les deux, dans un ordre précis |
Le LaseMD Ultra est un laser fractionné non ablatif. Les deux termes ont leur importance.
« Fractionné » veut dire qu'il ne traite pas toute la surface d'un coup. Il dépose une trame de micro-colonnes et laisse de la peau intacte entre chacune, ce qui permet à la zone de se réparer à partir de ses propres bords, donc plus vite. « Non ablatif » veut dire qu'il ne vaporise pas la couche du dessus. Il passe à travers et chauffe en dessous, et la surface reste en place.
Ce principe s'appelle la photothermolyse fractionnée. Il a été décrit en 2004 dans la revue Lasers in Surgery and Medicine (Manstein et coll.), et il a permis de retravailler la peau avec beaucoup moins de convalescence que les lasers qui retirent toute la surface. Le LaseMD Ultra l'applique avec un laser thulium de 1 927 nm.
Vous avez lu ailleurs qu'un laser peut raffermir la peau de façon spectaculaire ? Ces pages parlent presque toujours du CO2 ablatif, qui retire la couche superficielle et demande une à deux semaines de récupération. On n'utilise pas cette technologie ici, et il ne faut donc pas attendre ce résultat de nous.
Le laser non ablatif vise plutôt :
Il soutient aussi la production de collagène, ce qui donne un effet raffermissant. Cet effet est toutefois progressif et discret. Si ce qui vous dérange au miroir est un ovale qui bouge, vous risquez de trouver le résultat mince.
Est-ce que ça fait mal ? Pas vraiment. La plupart des gens décrivent une chaleur et de légers picotements, comme après une exposition au soleil, et on applique une crème anesthésiante avant la séance. Le traitement se fait en série, avec quelques semaines entre les séances pour laisser la peau récupérer. Le nombre exact se fixe à l'évaluation, selon ce qu'on voit sur votre peau.

Le XERF ne produit pas de lumière. Il fait passer un courant de radiofréquence dans la peau, et c'est la résistance naturelle des tissus qui produit la chaleur, en profondeur et de façon contrôlée.
Selon son fabricant, Cynosure Lutronic, le XERF combine deux fréquences (2 MHz et 6,78 MHz) pour chauffer à plus d'une profondeur, et il lit la résistance de la peau à chaque impulsion pour ajuster l'énergie. Santé Canada l'a homologué pour le relâchement de la peau du visage et du cou.
Cette chaleur resserre tout de suite le collagène déjà présent. Elle déclenche ensuite la fabrication de nouveau collagène dans les semaines et les mois qui suivent. On peut voir un petit effet en sortant de la séance, puis l'amélioration se construit sur plusieurs mois.
La radiofréquence vise le bas du visage, la ligne de la mâchoire et le cou. Chez nous, la séance couvre le visage complet et le cou, sans zone à ajouter en cours de route. On n'offre pas encore le décolleté.
On nettoie la peau et on applique un gel conducteur, puis on passe la pièce à main zone par zone en augmentant la chaleur progressivement. Il n'y a ni aiguille ni anesthésie, et l'intensité s'ajuste à votre confort pendant tout le traitement.
Comme elle chauffe par résistance au lieu de viser un pigment, la radiofréquence ne dépend pas de la couleur de votre peau. Tout ce qui fonctionne à la lumière en dépend, et ça a des conséquences sur le calendrier, comme on le verra plus bas.
Sa limite : aucune énergie ne retire de la peau. Sur un relâchement important, avec un excès de peau franc, c'est la chirurgie qui donne le résultat, et on vous le dira plutôt que de vous vendre une séance.
| Laser fractionné (LaseMD Ultra) | Radiofréquence (XERF) | |
|---|---|---|
| L'énergie | La lumière, un laser thulium de 1 927 nm | Un courant de radiofréquence, sur deux fréquences |
| La couche visée | La surface : l'épiderme et le haut du derme | La structure : le derme profond et ce qui le soutient |
| Ce qui s'améliore | Le teint, le grain, les pores, l'apparence des taches | La fermeté, l'ovale, le cou |
| Pendant la séance | Crème anesthésiante, chaleur et picotements | Ni aiguille, ni anesthésie |
| Après | Environ 24 à 48 h de rougeurs, parfois une fine desquamation | Une rougeur légère qui passe, aucun arrêt |
| Le soleil | On évite le bronzage avant et après | Aucune contrainte de saison |
| La couleur de peau | Réglages adaptés au phototype | Ne dépend pas de la couleur de la peau |
| Le résultat | Progressif, séance après séance | Un premier effet, puis 3 à 6 mois de construction |
Dans les faits, c'est souvent le temps d'arrêt qui décide, plus que la théorie des couches.
La radiofréquence ne demande rien. Une rougeur légère peut apparaître et passer, et vous retournez au travail. Vous pouvez la faire un jeudi et sortir le vendredi sans que personne ne remarque quoi que ce soit.
Le laser demande quelques jours. Attendez-vous à des rougeurs et à une sensation de coup de soleil pendant environ 24 à 48 heures, parfois suivies d'une fine desquamation. Ça se couvre au maquillage, mais ça se voit de près.
Aucun resurfaçage n'est sans temps d'arrêt, même non ablatif. Si on vous annonce zéro jour de récupération pour un laser, méfiez-vous.
Vous avez un mariage dans dix jours ou des photos de famille la fin de semaine prochaine ? Le plan reste le même, mais on change l'ordre dans lequel on le fait.
Un laser demande une peau qui n'est pas bronzée. On évite le bronzage et l'exposition directe environ 2 à 4 semaines avant et après la séance, et un écran solaire FPS 30 ou plus est obligatoire pendant la récupération. C'est pour ça que les traitements de peau au laser se planifient à l'automne et à l'hiver : la peau a retrouvé sa couleur, et les semaines qui suivent ne sont pas des semaines de plage.
La radiofréquence n'a pas cette contrainte, puisqu'elle ne vise aucun pigment. Elle se fait toute l'année, même en juillet.
L'American Academy of Dermatology est claire : une peau bronzée ou brûlée par le soleil ne se traite pas au laser, parce que le risque de brûlure et de tache devient réel. Avant un laser, on vérifie donc :
En pratique, la radiofréquence peut se faire quand vous voulez, et le laser plutôt quand le soleil se fait plus rare.

Souvent, la bonne réponse est de faire les deux, l'un après l'autre.
À quarante-cinq ans, une peau peut très bien avoir un teint marqué par les étés et un ovale qui commence à bouger. Si on ne traite qu'une couche, l'autre reste visible, et on a l'impression que le traitement n'a rien donné alors qu'il a fait son travail.
On ne les fait pas le même jour, parce que deux chaleurs sur la même peau dans la même heure, c'est trop pour elle. On les enchaîne, en laissant la peau se calmer entre les deux.
Quel traitement commencer en premier ? On commence souvent par la structure, parce que le collagène met des mois à se construire, et on travaille la surface pendant ce temps. Quand un événement approche, on inverse : le laser se fait assez tôt pour que la peau ait le temps de se calmer, et la radiofréquence peut se faire à peu près n'importe quand, même tard.
| Votre situation | Ce qu'on fait en premier | Ce qui suit |
|---|---|---|
| Aucune date qui presse | La radiofréquence | Le laser, pendant que le collagène se refait |
| Un événement dans quelques semaines | Le laser, assez tôt pour que la peau se calme | La radiofréquence, même près de la date |
| L'été qui arrive | La radiofréquence | Le laser, à l'automne |
Pour les deux traitements, c'est une esthéticienne médicale qui tient la pièce à main. Le plan combiné se décide en consultation, après avoir vu votre peau.
Vous n'avez pas besoin d'arriver en sachant si votre problème est en surface ou en profondeur. C'est à ça que sert l'évaluation.
On regarde d'abord la qualité de votre peau avec l'analyse de peau 3D. Elle montre la pigmentation sous la surface, qu'on ne voit pas encore à l'œil nu, l'état du grain et les endroits où la couleur s'accumule. Ça évite de traiter une tache visible en ignorant les cinq qui se préparent en dessous.
On regarde ensuite la forme du visage, au repos et en mouvement, parce qu'un relâchement se voit beaucoup mieux en personne que sur une photo de face. On tient aussi compte de votre phototype, qui ne change rien à la radiofréquence, mais qui change les réglages d'un laser.
On vous dit aussi ce qu'aucun des deux traitements ne fera. Un pli profond, une perte de volume ou une descente des tissus demandent d'autres solutions, et on vous les nomme même si ce n'est pas ce qu'on vous propose ce jour-là.
Un peu, et lentement. Le LaseMD Ultra soutient la production de collagène, donc la peau peut gagner en tonus au fil des séances. Mais si ce qui vous dérange est un ovale qui s'adoucit ou un cou qui tombe, c'est la radiofréquence qui travaille cette couche. Le laser reste le meilleur choix pour le teint, le grain et l'apparence des taches.
Non. Elle chauffe un volume de tissu sans cibler de pigment, alors elle n'a aucun effet sur une tache brune. C'est aussi ce qui permet de l'utiliser sur toutes les carnations.
Oui, mais pas le même jour, et avec un plan. On laisse la peau se calmer entre les deux séances. L'intervalle dépend du traitement fait en premier et de la réaction de votre peau, et on le fixe à l'évaluation.
Comptez environ 24 à 48 heures de rougeur et de sensation de coup de soleil, parfois suivies d'une fine desquamation pendant quelques jours. Ça se couvre au maquillage, mais ça se voit de près, alors prévoyez la séance en fonction de votre semaine.
Après un laser, oui. On évite le bronzage et l'exposition directe environ 2 à 4 semaines avant et après, avec un écran solaire FPS 30 ou plus tous les jours pendant la récupération. Après une séance de radiofréquence, il n'y a pas de restriction de ce type, mais la protection solaire quotidienne reste une bonne idée toute l'année.

Trop tôt, trop tard ou juste à temps : comment savoir si la radiofréquence du visage est faite pour vous, et à partir de quand seule la chirurgie répond.

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Sans aiguille, la radiofréquence raffermit l'ovale et le cou ; avec micro-aiguilles, elle refait le grain de peau. Comment savoir laquelle vous concerne.
Le meilleur plan commence par une évaluation. On regarde votre peau, on répond à vos questions, sans engagement.
Bonjour, je suis Stella. Posez-moi votre question sur un soin, un prix ou la clinique, et je vous dis où regarder.
Stella répond à partir du site. Elle ne pose pas de diagnostic et ne réserve pas. La conversation reste 24 h sur cet appareil, et la clinique la conserve.