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Le Journal DCCheveux

Comment tirer le meilleur de votre PRP capillaire

Écarter une cause traitable comme un fer bas, puis soigner votre terrain autour des séances : voici ce qui maximise vos résultats de PRP.

Macro d'une chevelure longue et brillante, comment optimiser les résultats du PRP capillaire

Pour tirer le meilleur de votre PRP, le travail commence avant la première séance. On écarte d’abord une cause qui se corrige, comme un fer bas ou une thyroïde qui traîne, puis on soigne votre terrain autour des séances. Le soin lui-même est décrit sur notre page PRP.

Votre plasma vous ressemble

Ce que peu de cliniques disent

Vos plaquettes portent le message qu’on envoie à vos follicules. Donnez-leur un bon terrain, elles travaillent mieux ; négligez-le, et aucune technique ne compensera.

L’idée reçue : le PRP donnerait le même résultat pour tout le monde. C’est faux.

Ce qu’on observe : une personne qui fume, mange mal et vit un stress important a un plasma nettement moins riche que quelqu’un dont les habitudes sont saines. Ce n’est pas un jugement, c’est de la mécanique, et c’est le seul levier gratuit dont vous disposez.

Ce que contient votre plasma

  • Des facteurs de croissance, PDGF, VEGF, TGF-β
  • Des vitamines et des minéraux
  • Des protéines de réparation
  • Des cytokines anti-inflammatoires

Plus vos habitudes sont bonnes, plus ces éléments sont présents et actifs. Plus ils sont actifs, mieux vos follicules répondent.

Les fondamentaux

L’alimentation

#### Ce qui nourrit vos facteurs de croissance

Des protéines de qualité, en quantité suffisante pour votre poids : poissons gras riches en oméga-3, œufs, légumineuses comme les lentilles ou le quinoa, volaille.

Pourquoi : les protéines fournissent les acides aminés nécessaires à la kératine, et soutiennent la production des facteurs de croissance plaquettaires.

Des antioxydants :

  • Les petits fruits, pour la protection cellulaire
  • Les légumes verts foncés, épinards et kale, pour le fer et les vitamines B
  • Les tomates, pour le lycopène
  • Le thé vert, pour ses polyphénols

#### Les micronutriments qui comptent

Le fer, essentiel à l’oxygénation : boudin, foie, spiruline, graines de sésame. À associer à de la vitamine C pour mieux l’absorber.

Le zinc, cofacteur de la croissance du cheveu : huîtres, graines de courge, bœuf, cacao.

Les vitamines B : la biotine dans le jaune d’œuf et les noix, la B12 dans les produits animaux et la levure alimentaire, les folates dans les légumes verts et les légumineuses.

Une précision qui compte : ces éléments viennent d’abord de l’assiette. Un supplément ne se prend pas au hasard, mais parce qu’un bilan a montré une carence, et à la dose que votre médecin fixe. On ne vous prescrira pas de posologie ici.

L’hydratation, qu’on oublie toujours

Buvez régulièrement, tout au long de la journée. C’est le geste le plus simple et le plus négligé de la liste.

Le sommeil

#### Pourquoi 7 à 8 heures

C’est pendant la nuit que le corps régénère, synthétise ses protéines et refait ses réserves. Un sommeil dégradé fait baisser directement la qualité de ce qu’on prélève le jour de la séance.

Ce qui aide :

  • Se coucher à heure régulière
  • Une chambre fraîche
  • Pas d’écran dans l’heure qui précède
Une femme se sèche les cheveux à la serviette chez elle, le lendemain d'une séance

Ce qui sabote votre PRP

Le tabac, en premier

C’est le facteur le plus lourd, et de loin. Il réduit l’oxygénation du sang, altère les plaquettes et leurs facteurs de croissance, et limite la circulation vers le follicule.

Si vous fumez :

  • Réduisez, franchement, dans les semaines qui précèdent
  • L’arrêt complet est évidemment l’idéal
  • Et si ce n’est pas possible cette année, les exosomes sont la meilleure option : ils ne dépendent pas de votre sang

L’alcool

Au-delà d’une consommation modérée : toxicité hépatique qui touche la synthèse des facteurs de croissance, carences multiples, et une inflammation de fond qui ne rend service à personne.

Le stress chronique

Un cortisol élevé en permanence freine la croissance du cheveu, réduit l’effet des facteurs de croissance et perturbe l’absorption des nutriments. C’est souvent le facteur le plus difficile à changer, et le plus sous-estimé.

Se préparer, 6 à 8 semaines avant

Semaines 1 et 2 : alléger

Ce qu’on retire : l’alcool, le tabac, les sucres raffinés, les aliments ultra-transformés, et le café en fin de journée.

Ce qu’on ajoute : de l’eau, du thé vert, des légumes tous les jours.

Semaines 3 et 4 : nourrir

C’est le moment de faire un bilan sanguin si vous n’en avez pas eu récemment, et de corriger ce qu’il révèle avec votre médecin. Chez la femme, c’est aussi là qu’on vérifie le fer, la thyroïde et les hormones, parce que la cause compte plus que le traitement.

Une journée type :

  • Le matin : des œufs et des épinards, un avocat, du thé vert
  • Le midi : du poisson gras, du quinoa, des légumes colorés, de l’huile d’olive
  • Le soir : un potage de légumes, une protéine, une tisane

Semaines 5 à 8 : tenir

Rien de nouveau : la routine s’installe, le stress baisse, et vous arrivez à la première séance dans les meilleures conditions.

Autour de chaque séance

48 heures avant

À faire : boire davantage, dormir, et arriver reposé.

À éviter : l’alcool, le tabac, l’exercice intense, et les anti-inflammatoires ou l’aspirine sans avis de l’infirmière.

Le jour même

Un petit-déjeuner riche en protéines, de l’eau, et un peu de calme avant le rendez-vous.

Les sept jours qui suivent

Continuez à boire, dormez bien, protégez le cuir chevelu du soleil, et laissez-lui la paix : c’est pendant cette semaine que le signal déposé fait son travail.

Notre façon de faire

Ce qu’on ajoute au geste technique

On ne se contente pas de déposer le PRP. À l’évaluation, on regarde ce qui, dans votre situation, va limiter ou favoriser le résultat, et on vous le dit avant que vous payiez.

  1. Une estimation honnête de ce que vous pouvez attendre, selon votre profil
  2. Un plan adapté à vos contraintes réelles, pas à un idéal
  3. Un suivi entre les séances
  4. Des ajustements selon la réponse

Quand vos habitudes ne changeront pas

Ça arrive, et ce n’est pas une faute. Un stress professionnel ne disparaît pas sur demande, un tabagisme de vingt ans non plus.

Dans ce cas, les exosomes sont la meilleure réponse : la concentration en facteurs de croissance est la même à chaque séance, quel que soit votre état de forme. À dire honnêtement, ils ne sont pas homologués par Santé Canada pour la repousse, même si leur usage est courant en clinique.

Gros plan sur la raie d'une chevelure brune, la densité visible au ras du cuir chevelu

Ce que l’optimisation change

Ce n’est pas un pourcentage qu’on peut vous promettre : personne ne peut isoler l’effet de vos habitudes de celui du traitement.

Ce qu’on observe, en revanche, est constant : les personnes qui préparent le terrain répondent plus vite, gardent leur résultat plus longtemps, et ont besoin de moins de rattrapage. Et le bénéfice ne s’arrête pas aux cheveux.

Les questions qu’on nous pose

« Combien de temps avant que ça change quelque chose ? »

Les premiers effets sur la qualité du plasma se voient en quelques semaines. Une préparation complète prend six à huit semaines, ce qui correspond justement au délai entre la décision et la première séance.

« Est-ce que l’âge change quelque chose ? »

Non, votre plasma peut être amélioré à tout âge. Mais plus vous commencez tôt dans le processus de perte, plus l’effet du traitement lui-même sera grand.

« Est-ce que les suppléments peuvent compenser une mauvaise alimentation ? »

Non. Ils comblent une carence identifiée, ils ne remplacent pas une assiette. Et pris sans carence, ils ne servent à rien.

Faites votre propre bilan

Notez-vous honnêtement, de 1 à 10, sur cinq points : votre alimentation, votre sommeil, votre gestion du stress, votre hydratation et votre activité physique.

Ce n’est pas un test à réussir. C’est une façon de voir où se trouve votre marge de manœuvre, et laquelle vaut la peine d’être travaillée avant de commencer.

Ensuite : l’évaluation d’éligibilité, un plan qui tient compte de vos contraintes, et un suivi qui s’ajuste.

Pour finir

L’efficacité de votre PRP ne dépend pas que de notre technique. Elle dépend aussi de ce qu’il y a dans votre sang le jour de la séance, et ça, c’est vous qui le fabriquez.

Vos plaquettes portent un message. Plus le message est riche, plus il est entendu.

Pour situer votre cas, commencez par notre page cheveux.

Une question sur votre peau ?

Le meilleur plan commence par une évaluation. On regarde votre peau, on répond à vos questions, sans engagement.

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