Laser ou radiofréquence : lequel des deux règle ce que vous voyez au miroir
Le laser refait la surface de la peau, la radiofréquence refait son soutien. Ce que chacun corrige, ce qu'il ne corrige pas, et comment choisir.
Une clinique répond « une séance », une autre « huit ». Ce n'est pas une question de générosité : ce sont deux familles d'appareils, avec deux logiques différentes.

Vous avez posé la question à deux ou trois endroits et vous n'avez pas eu deux fois la même réponse. Une clinique parle d'une séance, une autre de quatre à huit, espacées d'une à deux semaines. Aucune des deux ne ment. Elles ne parlent tout simplement pas du même appareil.
Le nombre de séances tient à la puissance de l'appareil, pas à la générosité de la clinique.
Voici pourquoi la question a deux bonnes réponses, ce qui fait varier votre propre compte, et comment on tranche pour le XERF, la radiofréquence qu'on utilise ici.
Le contenu grand public sur la radiofréquence visage donne souvent quatre à huit séances, aux une à deux semaines. C'est vrai pour une famille d'appareils : une radiofréquence de plus faible puissance, pensée pour être répétée, où chaque passage chauffe un peu et où l'effet s'additionne séance après séance.
Il existe une autre famille : la radiofréquence monopolaire, qui chauffe plus profondément en une seule fois. La littérature sur ces appareils de forte puissance décrit des protocoles à une seule séance, avec un suivi qui va jusqu'à plusieurs mois après. Ce n'est pas la même chose, et ce n'est pas non plus la même chaleur.
| Basse puissance, répétée | Monopolaire, en profondeur | |
|---|---|---|
| Séances typiques | 4 à 8, aux 1-2 semaines | 1 à 2 |
| Logique | Chaque séance chauffe un peu, l'effet s'additionne | Une séance chauffe assez profondément pour lancer le collagène d'un coup |
| Ce qui limite l'énergie | Un appareil pensé pour rester prudent à chaque passage | Un appareil qui mesure la résistance de la peau et ajuste l'énergie à chaque impulsion |
| Entretien | Généralement annuel, une fois le protocole complété | Une séance par année, une fois les séances initiales faites |
Le XERF appartient à la deuxième famille. Selon le fabricant, Cynosure Lutronic, il combine deux fréquences (6,78 MHz et 2 MHz) pour chauffer plusieurs profondeurs de la peau en même temps, jusqu'au tissu de soutien.

Ce n'est pas magique, c'est de la thermodynamique appliquée à la peau. Une radiofréquence de faible puissance reste prudente à chaque passage : elle chauffe une couche fine, et il faut revenir plusieurs fois pour cumuler assez de chaleur au bon endroit. Une radiofréquence monopolaire de forte puissance atteint la profondeur voulue en une fois, ce qui déclenche tout de suite le même mécanisme que le collagène met des mois à finir : les fibres existantes se contractent, et la peau en fabrique de nouvelles.
Sur le XERF, l'appareil fait une partie du travail seul : il mesure la résistance électrique de la peau à chaque impulsion et adapte l'énergie envoyée, pendant qu'un refroidissement protège la surface. Le reste se choisit en salle, zone par zone : la profondeur et l'intensité. C'est une des raisons pour lesquelles un protocole plus court n'est pas un raccourci pris à votre place, c'est ce que la puissance de l'appareil permet.
Une fois qu'on sait à quelle famille d'appareil on a affaire, il reste des variables qui vous appartiennent, à vous :
C'est pour ça qu'aucun article, celui-ci compris, ne peut vous donner un chiffre ferme avant de vous avoir regardée. Ce qu'on peut vous donner, c'est notre propre protocole, et pourquoi il est ce qu'il est.
Pour le XERF, on compte deux séances pour un résultat optimal, à environ un mois d'écart, puis une séance d'entretien par année, parce que le vieillissement, lui, continue. Une séance dure 90 min, pour le visage complet et le cou. Il n'y a aucun temps d'arrêt : vous reprenez votre journée.

Ce n'est pas un chiffre choisi au hasard : une seule séance chauffe déjà en profondeur, mais deux séances laissent au collagène le temps de finir un premier cycle avant qu'on en relance un second, sur la même zone. Le résultat se lit en deux temps : la peau est plus tendue dès la séance, puis le vrai gain se construit sur trois à six mois, pendant que le collagène se refait.
Deux séances ne veulent pas dire « c'est réglé pour toujours ». Le vieillissement continue après le protocole, comme avant. Une séance d'entretien par année maintient l'effet sans qu'on reparte du début à chaque fois : c'est un chiffre annuel, pas un chiffre unique qui referme le dossier.
Ce que l'évaluation décide, dans les deux sens, c'est si le XERF est la bonne réponse pour vous ou non. Un relâchement marqué, avec de la peau en excès, reste du ressort de la chirurgie : aucune radiofréquence, quelle que soit sa puissance, ne repositionne des tissus descendus. Si vous hésitez encore entre la radiofréquence et une autre façon de travailler la peau, cet article compare les deux sans vous vendre l'une des deux.
Pour un relâchement très léger, oui, une séance de radiofréquence monopolaire peut amorcer le mécanisme. Pour un résultat qu'on juge optimal sur l'ovale et le cou, on compte deux séances chez nous.
Environ un mois. Ça laisse le temps au premier cycle de collagène de bien s'engager avant de relancer la deuxième séance sur la même zone.
La peau est un peu plus tendue dès la sortie de la séance. Le vrai résultat, lui, se construit sur trois à six mois, le temps que le collagène se reforme.
Une séance d'entretien par année, oui, une fois le protocole initial complété. C'est un rappel, pas un recommencement complet.
Elle utilise probablement une radiofréquence de plus faible puissance : le protocole n'est pas plus généreux, il compense par la répétition ce qu'une seule séance plus profonde fait en une ou deux fois.

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Le meilleur plan commence par une évaluation. On regarde votre peau, on répond à vos questions, sans engagement.
Bonjour, je suis Stella. Posez-moi votre question sur un soin, un prix ou la clinique, et je vous dis où regarder.
Stella répond à partir du site. Elle ne pose pas de diagnostic et ne réserve pas. La conversation reste 24 h sur cet appareil, et la clinique la conserve.